David Stanley - Flickr, CC BY 2.0, via Joshua Project
Peuple non atteint Frontière
Les Daza sont un peuple du Sahara central, vivant principalement entre le nord du Tchad et le nord-est du Niger, dans l’une des régions les plus arides et isolées du continent africain. Avec les Teda, ils forment l’ensemble connu sous le nom de Tubu, et parlent le dazaga, une langue nilo-saharienne qui porte leur histoire et leur identité de clan.
Traditionnellement nomades et éleveurs, les Daza ont développé au fil des générations une profonde connaissance du désert, se déplaçant entre puits et pâturages en quête d’eau et de subsistance pour leurs troupeaux. Cette relation étroite avec une terre hostile a façonné un peuple résilient, organisé autour du clan et de liens de parenté qui traversent les frontières nationales. Répartis dans des régions comme le Kanem, le Borkou et le Bahr el Ghazal, les Daza conservent aujourd’hui encore des coutumes et une langue qui les identifient comme un seul et même peuple, même en vivant dans des pays différents.
Les Daza font partie du peuple Tubu, qui habite depuis des siècles les montagnes du Tibesti et les régions arides qui les entourent, au cœur du Sahara. Avec les Teda, dont ils partagent l'origine et des langues proches, les Daza se sont répandus plus au sud, occupant des zones comme le Kanem et le Bahr el Ghazal, dans l'actuel Tchad.
Avec l'arrivée de l'islam dans la région, le peuple a adopté la foi musulmane, qui s'est entrelacée avec l'organisation en clans et les coutumes de mariage et de justice. Les frontières tracées au vingtième siècle ont divisé le peuple entre différents pays, mais les liens de clan et la langue dazaga continuent d'unir les Daza par delà ces divisions.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Tchad Non atteint
|
86,4%
|
629.000 |
Niger Non atteint
|
13,6%
|
99.000 |
Organisés en clans patrilinéaires qui régissent le mariage, la possession des puits et des pâturages ainsi que la résolution des conflits, les Daza élèvent des chameaux, des chèvres, des bovins, des ânes et des moutons, se déplaçant selon ce que permettent la pluie et le pâturage. Là où la terre autour des oasis le rend possible, certains se sédentarisent pour cultiver des dattes, des céréales et des légumes, et l’extraction du sel et du natron complète la subsistance dans certaines régions, étant aussi utilisée dans le commerce avec les peuples voisins.
L’honneur du clan et la loyauté entre parents guident pratiquement toute décision importante de la vie, du mariage à la manière de résoudre d’anciens différends entre familles. Au sein d’une même oasis, terres, puits et arbres ont généralement des propriétaires reconnus, et chaque famille sait à quelles ressources elle a droit.
Les Daza sont des musulmans sunnites, et la loi islamique oriente des aspects centraux de la vie communautaire, du mariage entre proches parents, permis par le Coran et pratiqué par plusieurs clans daza, à la manière de résoudre les différends. Une petite partie du peuple conserve encore des pratiques de religiosité traditionnelle aux côtés de la foi islamique, surtout dans les zones les plus reculées.
La foi islamique n’est pas seulement une religion personnelle, mais fait partie de l’identité collective du peuple : appartenir au clan et être musulman vont de pair, et cette fusion donne à la religion un poids qui dépasse la pratique individuelle, façonnant aussi la manière dont la communauté perçoit ceux qui arrivent de l’extérieur avec une autre foi.
La langue dazaga n’a pas encore la Bible traduite, et seules de petites portions des Écritures sont parvenues jusqu’au peuple. Comme une grande partie de la communication daza est orale, des enregistrements audio avec des récits bibliques et des messages sur Dieu circulent en certains endroits, et un film sur la vie de Jésus a aussi été produit en dazaga, mais la portée de tout ce matériel reste limitée face à l’immensité du territoire où vit le peuple.
Être daza, c’est être musulman : la foi islamique est entrelacée avec l’identité du clan, et y renoncer est perçu comme une rupture avec sa propre famille et son histoire. Le nomadisme et la vie dispersée à travers le désert central du Sahara rendent rare le contact avec toute communauté chrétienne, et la quasi-absence de la Parole écrite en dazaga laisse le peuple sans moyens propres de connaître le message de Jésus.
La vie dans le désert exige de la résilience face à la sécheresse, à la rareté de l’eau et aux distances qui séparent les familles et les clans des services essentiels de santé et d’éducation. Il existe un grand besoin d’accès à des ressources qui rendent la vie au Sahara plus stable et plus sûre pour les prochaines générations.
Sur le plan spirituel, il manque au peuple daza la Parole de Dieu complète dans sa propre langue et toute communauté chrétienne locale vers laquelle se tourner. Celui qui viendrait à suivre Jésus se trouverait dans un isolement presque complet, sans frères dans la foi à proximité pour marcher à ses côtés.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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