Peuple non atteint Frontière

Uandala

Population mondiale100 k
LangueWandala
ReligionIslam
Non atteint
0,16%
Évangéliques
Africains subsahariensTchadique
Qui sont-ils

Les Uandala, aussi appelés Mandara, sont un peuple de l’extrême nord du Cameroun et du nord-est du Nigeria, dans la région des monts Mandara, dans le département du Mayo-Sava, à l’est et autour de la ville de Mora. Ils descendent des habitants de l’ancien royaume de Mandara, l’un des royaumes les plus durables d’Afrique de l’Ouest, fondé vers l’an 1500, qui a façonné pendant des siècles l’identité, la langue et l’organisation sociale du peuple.

Ils vivent aujourd’hui répartis entre deux pays par une frontière tracée bien après le début de leur histoire, mais ils gardent entre eux la même langue, les mêmes coutumes et le même lien avec la terre des montagnes où leurs ancêtres ont bâti un royaume. Cette continuité entre passé et présent est au cœur de l’identité des Uandala, un peuple presque entièrement musulman encore peu atteint par l’Évangile.

Histoire et origines

L'identité uandala est née de l'ancien royaume de Mandara, fondé vers 1500 dans les montagnes qui portent aujourd'hui ce nom, au nord du Cameroun. Pendant des générations, le royaume a prospéré comme puissance locale, avec sa propre dynastie, sa propre armée et son propre territoire.

Au début du XVIIIe siècle, des voyageurs musulmans ont convaincu l'un des rois de se convertir à l'islam, et l'islamisation s'est répandue dans le royaume au cours du siècle suivant, devenant partie intégrante de l'identité du peuple. En 1960, avec l'indépendance du Cameroun, l'ancien royaume de Mandara a intégré le nouveau pays, tandis qu'une partie importante du peuple uandala est restée de l'autre côté de la frontière, au Nigeria.

Où vivent-ils
2
Pays
100 k
Population mondiale
PaysPart du peuplePopulation
Cameroun Non atteint
78%
78.000
Nigeria Non atteint
22%
22.000
Comment ils vivent

Les Uandala vivent dans des villages organisés en ensembles rectangulaires : chaque ensemble réunit plusieurs petites maisons en terre autour d’une cour entourée d’un mur de terre. Au centre du village se trouvent la maison du chef et la mosquée, et les décisions de la communauté passent par cette double autorité, civile et religieuse.

L’agriculture fait vivre la majorité des familles, le sorgho étant la culture principale, cultivée dans les champs qui entourent les villages. Le travail du fer occupe aussi une place importante chez les Uandala : leurs forgerons produisent des outils recherchés par les peuples voisins, ce qui alimente un commerce actif avec les caravanes qui traversent la région des monts Mandara.

Ce qu'ils croient

Les Uandala sont aujourd’hui presque entièrement musulmans, héritiers de la conversion des rois de Mandara à l’islam il y a trois siècles, au début du XVIIIe siècle. La mosquée occupe le centre symbolique de chaque village, à côté de la maison du chef, et le chef religieux participe aux décisions de la communauté aux côtés de l’autorité civile.

Pour les Uandala, la foi musulmane n’est pas seulement une croyance personnelle, mais fait partie de la mémoire collective d’un peuple qui a eu son propre royaume, son roi et sa dynastie, un royaume qui a résisté pendant des siècles dans les montagnes avant de devenir partie du Cameroun. Pratiquer l’islam, c’est aussi garder vivant cet héritage et cette identité.

Religions des non-atteints
Islam96%
Religions ethniques4%
Langue et Bible

La langue uandala, de la branche tchadique, est parlée par des dizaines de milliers de personnes à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria, surtout autour de Mora et de Kolofata. Le Nouveau Testament a déjà été traduit dans cette langue, une étape importante pour un peuple où l’oralité pèse plus que la lecture. Des enregistrements audio et des ressources parlées aident à porter ce texte à ceux qui ne lisent pas, mais la Parole circule encore peu dans les familles et les villages.

Progrès de l'Évangile parmi les non-atteints
Chrétiens (toutes traditions)0,27%
Évangéliques0,16%
Obstacles à l'Évangile

Chez les Uandala, professer l’islam fait partie intégrante de l’appartenance au peuple : la mémoire de l’ancien royaume et de la conversion des rois à l’islam au XVIIIe siècle soutient cette identité encore aujourd’hui. Quitter la foi musulmane sonne, pour beaucoup de familles, comme abandonner leur propre histoire. À cela s’ajoute un obstacle silencieux : le christianisme que les Uandala voient le plus autour d’eux est souvent nominal, de nom seulement, ce qui rend difficile de percevoir dans la foi en Jésus quelque chose de vivant et de différent de ce qu’ils connaissent déjà.

Besoins

Les Uandala ont besoin, avant tout, de davantage d’Écriture disponible dans leur propre langue et de moyens de la faire circuler dans des communautés où la lecture n’est pas le principal canal de communication, mais la parole dite et entendue en famille. Ils ont aussi besoin d’exemples vivants de foi chrétienne : dans un contexte où le christianisme connu n’est souvent que de nom, il manque au peuple de voir l’Évangile incarné dans des vies transformées, pas seulement d’en entendre parler. Et ils ont besoin d’ouvriers disposés à apprendre leur langue et à vivre de près avec leurs villages et leur histoire.

Sujets de prière
Intercédez pour ce peuple
Pour davantage d'Écriture et de matériels audio disponibles en uandala.
Pour les rares disciples de Jésus déjà présents parmi les Uandala, afin qu'ils grandissent en foi et en fermeté.
Pour que ces croyants trouvent protection et communauté, malgré le risque.
Pour que les Uandala voient dans l'Évangile quelque chose de vivant, différent du christianisme seulement nominal qu'ils connaissent autour d'eux.
Pour un mouvement authentique des Uandala vers Jésus.

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