Tirtsa fut une ville des collines d’Éphraïm, au nord de Sichem, dans la région montagneuse que les Israélites conquirent sous la conduite de Josué.
Des siècles plus tard, elle devint la résidence de la famille royale du royaume du Nord. L’épouse du roi Jéroboam s’y rendit après avoir consulté un prophète au sujet de son fils malade, et c’est à Tirtsa que l’enfant mourut, accomplissant ainsi la parole de l’Éternel.
Avec le temps, Tirtsa devint la capitale d’Israël. Baasha y régna vingt-quatre ans, et après lui son fils Éla fut assassiné alors qu’il buvait dans la maison de l’intendant du palais, à Tirtsa.
L’officier Zimri s’empara du trône, mais ne resta en place que sept jours. Cerné par Omri, il mit le feu au palais sur lui-même et mourut dans les flammes.
C’est Omri qui, régnant encore depuis Tirtsa, acheta la colline de Samarie et y bâtit la ville qui deviendrait la nouvelle capitale du royaume. Des années plus tard, Menahem partit à son tour de Tirtsa pour s’emparer du trône par la force à Samarie.
Le Cantique des Cantiques évoque Tirtsa comme un symbole de beauté, comparant la bien-aimée à cette ville et à Jérusalem. Le nom d’une cité marquée par les coups d’État et les incendies a ainsi gardé, dans la poésie biblique, le souvenir de quelque chose de simplement beau.
