L'identité de la nation
La Palestine est la terre biblique par excellence : des collines où ont marché patriarches et prophètes, et où Jésus de Nazareth est né, a vécu et est mort. Aujourd’hui, ce territoire, divisé entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, est le foyer d’un peuple majoritairement arabe et musulman, à l’identité forte, attaché à la terre, à la famille élargie et à des siècles d’histoire partagée entre Arabes, Juifs et chrétiens.
La foi façonne profondément le quotidien palestinien. La grande majorité suit l’islam sunnite, avec des prières quotidiennes, le jeûne et une générosité présente dans toutes les couches sociales. À ses côtés survit l’une des communautés chrétiennes les plus anciennes du monde, présente à Bethléem, Naplouse, Ramallah et Jérusalem depuis les premiers siècles de l’Église, aujourd’hui réduite à moins de 2 % de la population et en émigration continue.
Des décennies de conflit, d’occupation et, plus récemment, une guerre dévastatrice à Gaza ont laissé des marques profondes de traumatisme, de perte et de déplacement dans presque toutes les familles. Malgré cela, le peuple palestinien est connu pour son sumud (la capacité de rester ferme sur sa terre envers et contre tout), pour son hospitalité généreuse et pour son attachement à des traditions transmises de génération en génération, de la culture des oliviers à la broderie traditionnelle.
Pour l’Église à travers le monde, la Palestine représente à la fois un défi et un appel : soutenir par la prière et l’amitié les chrétiens arabes qui résistent au milieu de la guerre et de l’isolement, et atteindre avec sensibilité une population musulmane majoritaire, pour qui suivre Christ coûte cher sur le plan familial et social. C’est une terre de mémoire biblique vivante et, en même temps, de gens encore éloignés de l’Évangile, dans l’attente de ceux qui voudront bien aimer et demeurer.
La Palestine est formée de deux territoires séparés par Israël : la Cisjordanie, une région de collines et de plateaux à l'intérieur des terres, et la bande de Gaza, une étroite bande côtière au bord de la mer Méditerranée. La Cisjordanie est marquée par les monts de Naplouse, Hébron et Jérusalem, avec des vallées fertiles et la vallée du Jourdain à l'est, l'une des zones les plus basses de la Terre. Gaza, densément peuplée, ne mesure que quelques kilomètres de large et dépend de la mer et de terres agricoles limitées. Le paysage est ponctué d'anciennes terrasses d'oliviers qui couvrent les collines depuis des générations.
Poulet rôti sur des oignons caramélisés et du sumac, servi sur du pain taboon ; considéré comme le plat national.
Riz avec viande et légumes cuits en couches et renversés au moment de servir.
Petites boules de blé façonnées à la main, une sorte de couscous palestinien, servies avec du poulet ou de l'agneau.
Douceur à base de pâte fine et de fromage fondu, nappée de sirop de sucre, spécialité de la ville de Naplouse.
Ingrédient central de la cuisine, récolté dans des oliveraies transmises de génération en génération.
Boulettes frites de pois chiches ou de fèves, servies dans du pain pita avec légumes et sauces.
Culture et spiritualité
2a · La culture
Bien accueillir un invité est un devoir d'honneur ; refuser la nourriture ou le café offert est perçu comme un affront.
Les personnes âgées sont traitées avec une déférence particulière dans toute décision familiale et sociale.
Le lien avec la terre, les oliveraies et les villages d'origine est un élément central de l'identité palestinienne.
Les décisions importantes impliquent généralement toute la famille, pas seulement le noyau familial le plus proche.
La poésie, la broderie traditionnelle (tatreez) et la musique portent la mémoire et l'identité du peuple dans les moments difficiles.
Tant dans l'islam que dans le christianisme local, la foi façonne le quotidien, les coutumes et les célébrations.
2b · Le terrain
Domaines de combat spirituel et de captivité culturelle à couvrir dans la prière. Touchez chaque point pour comprendre:
Des décennies de guerre et de pertes laissent des blessures profondes qui appellent guérison et consolation.
Le cycle de violence nourrit un ressentiment que seul l'Évangile peut briser.
La cause nationale, bien que légitime, risque d'occuper la place qui revient à Dieu seul.
Des mouvements qui mêlent foi et pouvoir se disputent la loyauté du peuple, occultant l'Évangile.
Le sentiment que rien ne change engendre découragement spirituel et résignation.
Des familles chrétiennes quittent leur terre natale, vidant la présence vivante de l'Église locale.
Les rivalités entre anciennes dénominations rendent difficile un témoignage uni.
Ceux qui quittent l'islam pour suivre Christ font face à un fort rejet de leur propre famille.
Blocus, chômage et dépendance à l'aide minent l'espoir en l'avenir.
Le flux constant d'assistance internationale peut engendrer une passivité spirituelle.
Les chrétiens de Palestine, aujourd’hui moins de 2 % de la population, vivent une réalité de pression silencieuse et de réduction continue de la communauté. À Gaza, la guerre a considérablement réduit le petit nombre de familles chrétiennes, qui résistent entre destruction et pénurie, souvent isolées du reste du corps de Christ dans le monde.
En Cisjordanie et à Jérusalem, l’Église historique, surtout orthodoxe et catholique, conserve ses traditions anciennes, mais perd des membres à cause de l’émigration vers d’autres pays en quête de travail et de sécurité. Ceux qui naissent musulmans et décident de suivre Jésus font face à la plus forte pression : rejet de leur propre famille, isolement social et, dans certains cas, menaces, car la conversion est perçue comme une trahison de l’identité collective.
Malgré cela, de petites communautés de croyants locaux continuent de se réunir, et des églises historiques à Bethléem, Naplouse et Ramallah restent ouvertes, témoignant au cœur du conflit. La foi chrétienne en Palestine résiste comme la mémoire vivante d’une Église née là il y a deux mille ans et qui, bien que fragilisée, refuse de disparaître.
Le score de persécution va de 0 à 100: plus il est élevé, plus la pression sur les chrétiens est forte.
La Palestine réunit 8 groupes de peuples, selon le Joshua Project, avec une nette prédominance des Arabes palestiniens, qui forment l'immense majorité de la population. Six de ces groupes, dont les Arabes palestiniens, les Syriens et les Bédouins du Levant, ainsi que les communautés juive israélienne et samaritaine, sont encore considérés comme non atteints par l'Évangile. De petites communautés chrétiennes historiques, comme les Araméens occidentaux liés aux Églises syriaques, maintiennent vivante une foi ancienne, de plus en plus réduite par l'émigration et le conflit.
Source des données sur les peuples: Joshua Project (joshuaproject.net). Estimations, susceptibles de varier.
Source: Joshua Project. Estimations, susceptibles de varier.
Intercédez pour cette nation
Chaque nation porte un dessein rédempteur. Des traits qui semblent faire partie de l'identité que Dieu désire restaurer:
Logistique pour ceux qui souhaitent partir
Environ 3 à 4 fois moins cher qu'Israël
Valeurs de référence (source: Numbeo). Vérifiez avant de voyager.
Tous ne partent pas, tous participent
Derrière chaque ouvrier parmi ces peuples se trouve un réseau de personnes qui prient sans cesse, prennent soin de la famille restée au pays et soutiennent l'œuvre avec fidélité. Envoyer, c'est aussi une mission.
Commencez par votre église: présentez-lui cette nation, adoptez-la dans une prière continue et marchez aux côtés de ceux que Dieu suscite pour partir.
Créez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.