Pierre écrit cette lettre à des chrétiens dispersés dans cinq provinces de l’Empire romain, une région qui correspond aujourd’hui à la Turquie. Ils subissent l’hostilité simplement parce qu’ils suivent Jésus et ont besoin d’une parole qui les fortifie.
L’auteur est le même apôtre qui, des décennies plus tôt, avait nié connaître Jésus par peur de souffrir. Désormais mûri dans la foi, il écrit maintenant pour encourager les autres à rester fermes face à une pression encore plus grande.
La lettre commence en rappelant aux lecteurs qui ils sont aux yeux de Dieu : élus, régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ. Cette identité ne dépend pas des circonstances environnantes.
Pierre les appelle pèlerins et étrangers dans ce monde. Ce n’est pas un motif de honte, mais de vocation : un peuple qui appartient à Dieu vit d’une manière différente, même quand cela coûte cher.
Une grande partie de la lettre traite de la manière de vivre cette différence au quotidien, face aux autorités, au travail, dans le mariage, au sein de l’Église. La sainteté que Pierre enseigne est pratique, non abstraite.
Le centre du message est la souffrance. Pierre ne promet pas une vie facile. Il pointe vers Christ, qui a souffert injustement et a laissé un exemple afin que ses disciples suivent les mêmes traces.
Derrière chaque instruction se trouve le soin d’un Dieu qui connaît la douleur de son peuple. Il promet de restaurer, d’affermir et de fortifier celui qui reste fidèle après un peu de souffrance.
La lettre se termine avec l’aide de Silvain dans la rédaction et une salutation de Marc, compagnons de Pierre dans le ministère. 1 Pierre invite tout lecteur fatigué à décharger son anxiété sur Dieu et à demeurer ferme dans la grâce jusqu’à la fin.