2 Pierre est la dernière lettre connue de l’apôtre Pierre. Il dit lui-même savoir qu’il est proche de la fin de sa vie, cela lui ayant été révélé par le Seigneur Jésus lui-même, et c’est pourquoi il écrit avec l’urgence de quelqu’un qui veut laisser un héritage durable.
Le ton est celui d’un père spirituel préoccupé. Pierre avait déjà écrit une première lettre pour consoler des chrétiens persécutés, et il écrit maintenant la seconde pour les mettre en garde contre un danger venant de l’intérieur de l’Église.
Dès le début, il rappelle que la puissance de Dieu a déjà donné aux croyants tout ce dont ils ont besoin pour vivre dans la piété. La vie chrétienne ne commence pas par l’effort humain, mais par la grâce qui nous rend participants de la nature même de Dieu.
À partir de là, Pierre appelle ses lecteurs à grandir : ajouter à leur foi la vertu, la connaissance, la maîtrise de soi, la persévérance et l’amour. Une foi qui ne grandit pas risque de devenir stérile.
Au chapitre 2, le ton passe de l’exhortation à l’avertissement. De même qu’il y a eu de faux prophètes en Israël, Pierre prévient que de faux docteurs s’infiltreraient dans l’Église, reniant le Seigneur et exploitant les fidèles par des paroles trompeuses.
Pour montrer que Dieu n’ignore pas ce mal, Pierre rappelle trois jugements du passé : les anges qui ont péché, le monde ancien détruit par le déluge et les villes de Sodome et Gomorrhe réduites en cendres. Qui sème la corruption récoltera le jugement.
Le dernier chapitre répond à ceux qui se moquent de la promesse du retour de Christ. Pierre explique que le Seigneur n’est pas en retard, mais patient, parce qu’il ne veut pas qu’aucun périsse, mais que tous parviennent à la repentance.
Face à un monde qui sera un jour renouvelé, Pierre conclut en demandant une vie sainte et vigilante, dans l’attente de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre où habite la justice.
La lettre se termine par une invitation simple : grandir dans la grâce et la connaissance de Jésus-Christ. Que la lecture de 2 Pierre éveille en vous le même désir de fermeté qui animait l’apôtre en ses derniers jours.