Steve Evans - Wikimedia, CC BY 2.0, via Joshua Project
Peuple non atteint
Les Arabes mongalais sont un peuple de bergers du Soudan du Sud, répandu surtout dans les États d’Équatoria-Central, d’Équatoria-Oriental et d’Équatoria-Occidental, avec une présence qui atteint aussi des régions du Bahr el-Ghazal et du Haut-Nil. Ils font partie de la grande famille des Arabes soudanais et portent une identité façonnée par des siècles de contact entre les cultures africaines et le monde arabe.
La plupart vivent de l’élevage de bovins et de chameaux. Ce mode de vie les maintient en mouvement, toujours à la recherche de bons pâturages, et donne au quotidien un rythme propre, lié aux animaux, à l’eau et aux saisons.
Ils parlent l’arabe de Juba, langue qui unit de nombreux groupes du Soudan du Sud. Être mongalais, c’est appartenir à une famille étendue, à une tradition pastorale et à une foi héritée des ancêtres, vécue avec fierté et sens de la communauté.
Les Arabes mongalais descendent du long processus d'arabisation qui a traversé l'Afrique du Nord et la vallée du Nil. Avec l'expansion arabe à partir du VIIe siècle, après la mort de Mahomet, de nombreux peuples locaux ont été déplacés ou absorbés, et la langue, les coutumes et l'islam se sont répandus par les mariages, le commerce et la cohabitation.
De cette rencontre sont nées des communautés qui ont adopté l'arabe et l'islam, tout en restant attachées à la terre et aux modes de vie de la région. Leur histoire récente croise celle d'un pays jeune, encore en quête de stabilité.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Soudan du Sud Non atteint
|
100%
|
238.000 |
La vie tourne autour du troupeau. Les familles dressent des campements temporaires, avec des abris en forme de dôme faits de branches recouvertes d’herbe, et les démontent quand il est temps de chercher de nouveaux pâturages. Ils portent des sandales, des turbans ou des bonnets de coton et les longues tuniques appelées djellabas. Trouver assez d’eau pour les animaux et accéder à des soins médicaux comptent parmi leurs préoccupations constantes.
Les grands moments de la vie sont marqués par des cérémonies : naissance, première coupe de cheveux, circoncision des garçons, mariage et mort. Le mariage est la célébration la plus élaborée. En général, le couple s’installe près des parents du mari, et la famille élargie est le fondement de l’entraide, de l’hospitalité et de l’honneur.
Les Arabes mongalais sont musulmans, et presque tous suivent l’islam. La foi guide les cérémonies de la vie, les règles de la famille et les fêtes. Ce n’est pas seulement une conviction personnelle : cela fait partie de ce que signifie appartenir au peuple.
C’est pourquoi la religion et l’identité vont de pair. La prière, le jeûne et les traditions héritées donnent son sens à la vie quotidienne du campement et unissent les générations, et les moments les plus importants de l’existence, de la naissance au deuil, sont vécus au sein de cette foi partagée. Il existe une petite minorité chrétienne, mais peu de disciples de Jésus vivent parmi eux, et beaucoup n’ont jamais eu la chance de rencontrer quelqu’un qui leur explique l’Évangile avec clarté et affection.
Des portions des Écritures existent en arabe de Juba depuis 1983, mais le Nouveau Testament complet n’existe pas encore dans cette langue. Pour un peuple qui vit en déplacement, il y a des voies prometteuses : des enregistrements d’enseignement biblique en audio, le film sur la vie de Jésus, des vidéos présentant l’histoire biblique et des applications pour téléphone mobile. Des ressources dans la variété d’arabe qu’ils utilisent au quotidien aident la Parole à résonner comme la langue du cœur.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Être mongalais et être musulman vont de pair, et la forte dévotion à l’islam rend difficile le dialogue sur une autre foi. Le dialecte arabe propre au groupe demande aussi des ressources et des ouvriers qui le connaissent. La vie nomade complique le contact durable avec toute communauté chrétienne, et peu de disciples de Jésus vivent parmi eux. Des habitants des environs craignent que les troupeaux ne propagent des maladies, ce qui limite l’amitié et la confiance nécessaires pour parler de la foi.
Il y a des besoins très concrets : de l’eau pour les animaux, des soins médicaux accessibles et la paix dans une région marquée par l’instabilité. Prendre soin de la santé des familles serait une expression visible de l’amour du prochain et ouvrirait des portes à la confiance.
Il y a aussi le besoin de témoins fidèles. Peu de personnes croient en Jésus parmi eux, et il manque des gens prêts à vivre à leurs côtés, à apprendre leur langue et à marcher avec eux. Des chrétiens du Soudan du Sud lui-même peuvent être éveillés à regarder ces voisins avec amitié et respect.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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