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Peuple non atteint
Les Turcs azéris forment le plus grand groupe ethnique minoritaire d’Iran, concentrés surtout dans le nord et le centre du pays, autour de villes comme Tabriz. Ils parlent une langue de la famille turque, proche du turc parlé en Turquie, mais côtoient quotidiennement le persan, langue officielle du pays où ils vivent. Cette dualité linguistique et culturelle façonne une identité propre : pleinement iranienne et, en même temps, marquée par des racines turques distinctes de la majorité perse.
Malgré des tensions historiques entre Azéris et Perses, les Azéris occupent aujourd’hui des positions à tous les niveaux de la vie iranienne, dans la politique, dans les forces armées et dans la hiérarchie religieuse. Le mode de vie des familles azéries en Iran ressemble beaucoup à celui des familles perses qui les entourent, bien que la langue et certaines coutumes maintiennent vivant un héritage turc qui traverse les générations.
Le peuple azéri descend de groupes turcs qui ont migré d'Asie centrale vers le Caucase et le plateau iranien au fil des siècles, se mêlant aux populations locales et adoptant l'islam chiite, qui deviendrait la marque religieuse de la région. Avec le temps, cette présence turque s'est consolidée dans la zone connue aujourd'hui sous le nom d'Azerbaïdjan iranien, au nord et au nord-ouest du pays.
Les frontières politiques modernes ont séparé le peuple azéri entre l'Iran et la République d'Azerbaïdjan, mais la branche restée en sol iranien a suivi un chemin historique étroitement lié à celui de la Perse, absorbant profondément la culture, la religion et les institutions perses sans perdre complètement sa langue d'origine.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Iran Non atteint
|
97,6%
|
18.188.000 |
Azerbaïdjan Non atteint
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1,6%
|
295.000 |
Turquie Non atteint
|
0,4%
|
70.000 |
Syrie Non atteint
|
0,2%
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41.000 |
Canada Non atteint
|
0,1%
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25.000 |
Jordanie Non atteint
|
0%
|
8.800 |
Des villes comme Tabriz, l’un des grands centres urbains d’Iran, concentrent une bonne part de la vie azérie : son bazar historique, l’un des plus grands marchés couverts au monde, anime encore aujourd’hui le commerce, l’artisanat et la vie sociale. Le tissage de tapis est un métier traditionnel important dans la région, reconnu pour la qualité des matériaux et la richesse des motifs transmis de génération en génération.
Le bilinguisme marque le quotidien : l’azéri est la langue du foyer, de la poésie et de l’identité de clan et de famille, tandis que le persan domine la vie publique, les affaires et l’éducation formelle. Cette cohabitation entre deux langues et deux héritages culturels fait naturellement partie du fait de grandir azéri en Iran.
Les Turcs azéris d’Iran sont majoritairement musulmans chiites, comme la majorité de la population iranienne, et cette foi est imposée et soutenue par l’État. La pratique religieuse quotidienne tend cependant à être moins rigoureuse que la dévotion officiellement exigée, car beaucoup vivent l’islam davantage comme un héritage culturel et national que comme une conviction personnelle intense.
Être azéri et être musulman chiite sont profondément liés dans la façon dont ce peuple se comprend lui-même au sein de l’Iran. Cette fusion entre foi et appartenance nationale fait aussi de l’identité religieuse une question de loyauté envers la communauté et envers l’histoire partagée avec les autres Iraniens.
L’azéri appartient à la famille des langues turques, et la variété parlée en Iran, l’azéri du sud, est considérée par la plupart des linguistes comme une langue distincte de celle parlée en République d’Azerbaïdjan, écrite là bas en alphabet cyrillique et, en Iran, en écriture arabo-persane. Des versions du Nouveau Testament et des portions des Écritures existent déjà dans cette variété du sud, y compris une traduction complète de la Bible destinée spécifiquement aux locuteurs iraniens. Malgré cela, l’accès des familles azéries ordinaires à ces traductions reste limité par les circonstances du pays où elles vivent.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
En Iran, l’identité azérie est profondément liée à l’islam chiite et à la loyauté envers l’État iranien, ce qui fait de tout changement de foi un geste perçu comme une trahison envers la famille, le peuple et la nation. Quiconque quitte l’islam pour le Christ court un risque réel de rejet social, de surveillance et de persécution, les conversions étant traitées par les autorités comme une menace politique, et pas seulement religieuse. Les églises qui utilisent le persan n’ont pas le droit d’évangéliser les musulmans, et les réunions de chrétiens convertis sont souvent surveillées et, lorsqu’elles sont découvertes, durement réprimées.
Faisant partie de la société iranienne, les familles azéries font face aux mêmes pressions économiques et restrictions politiques qui touchent le pays dans son ensemble, ce qui crée un besoin de stabilité, de liberté pour vivre la foi en sécurité et d’espaces où les questions spirituelles peuvent être posées sans crainte. Peu d’Azéris ont aujourd’hui un contact avec un chrétien ou avec une communauté de foi chrétienne visible et accueillante près d’eux.
Les quelques Azéris qui croient déjà en Jésus ont besoin de protection, d’accompagnement dans la foi et de frères et sœurs qui les soutiennent dans un environnement où la foi chrétienne est encore vue avec méfiance et comme un risque.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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