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Peuple non atteint
Les Bachkirs sont un peuple de langue turcique qui vit dans les collines, les forêts et les steppes autour des monts Oural, là où la Volga et la Sibérie se rencontrent. Leur terre natale est la République du Bachkortostan, en Russie, mais des communautés bachkires vivent aussi dans les pays voisins d’Asie centrale. Ils se nomment eux-mêmes bashkort, un nom qui porte des siècles de mémoire et de fierté.
Au fil de l’histoire, ils ont été éleveurs de chevaux, bergers, chasseurs et apiculteurs, et cet héritage transparaît encore dans la musique, les proverbes et la manière d’accueillir les visiteurs. La poésie orale, les longs chants de gorge et les récits épiques transmis de génération en génération sont au cœur de leur identité.
Aujourd’hui, beaucoup de Bachkirs vivent en ville et travaillent dans des usines, des écoles et des bureaux, mais restent attachés aux villages de leurs grands-parents, à la langue maternelle et aux fêtes qui rythment l’année. Pour eux, être bachkir, c’est appartenir à une grande famille, à une terre et à une tradition qui a résisté aux bouleversements des siècles.
L'origine des Bachkirs est encore débattue par les chercheurs. Certains y voient d'anciennes racines turciques liées aux peuples de la steppe et de la Volga, d'autres soulignent aussi le mélange avec des groupes finno-ougriens qui habitaient déjà la région. L'islam est arrivé tôt, à la suite du voyage d'un émissaire du califat sur la Volga, au début du Xe siècle, et il s'est peu à peu affermi parmi les tribus et les clans.
Quand le pouvoir russe a avancé vers l'Oural, les terres bachkires ont été peu à peu saisies et les tributs ont augmenté. Les XVIIe et XVIIIe siècles ont été marqués par des soulèvements et de lourdes pertes. Avec le temps, le peuple a abandonné le nomadisme étendu, s'est installé dans des villages et a obtenu, au XXe siècle, une république propre, qui préserve sa langue et ses coutumes.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Russie Non atteint
|
95,2%
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1.567.000 |
Ouzbékistan Non atteint
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2,9%
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48.000 |
Kazakhstan Non atteint
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1,3%
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21.000 |
Turkménistan Non atteint
|
0,6%
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10.000 |
Traditionnellement, la vie tournait autour du bétail, des chevaux et du miel. L’apiculture dans des troncs d’arbres en forêt a longtemps été un métier prestigieux, et le miel reste un motif de fierté et un cadeau de bienvenue. Aujourd’hui, beaucoup travaillent dans l’industrie, le commerce et les services, tandis que d’autres gardent des potagers et des animaux dans les villages, où la famille élargie s’entraide pour les récoltes et les fêtes.
L’hospitalité est une valeur centrale : l’invité est reçu à table avec du thé, du pain, de la viande et des produits laitiers, et refuser l’offre peut passer pour une offense. Les aînés sont écoutés avec respect, et les liens de parenté pèsent dans les décisions importantes. La musique, avec le kurai, la flûte traditionnelle, et la récitation de poèmes entretiennent la mémoire collective, et les rassemblements saisonniers d’été réunissent jeunes et anciens autour de jeux, de courses de chevaux et de chants.
La grande majorité des Bachkirs sont musulmans sunnites, de l’école hanafite. L’islam fait partie de la vie du peuple depuis de nombreux siècles et s’est entrelacé avec son identité : les prières, le jeûne du ramadan, les fêtes religieuses et les rites de naissance, de mariage et de deuil sont vécus en famille et en communauté, souvent avec un fort sentiment de continuité avec les ancêtres.
À côté de la pratique officielle subsistent des coutumes populaires héritées d’époques antérieures, comme le respect de lieux tenus pour sacrés, l’attention portée aux esprits de la nature et le souvenir des ancêtres. Beaucoup de Bachkirs voient la foi comme une part inséparable de leur identité, et c’est pourquoi l’idée de suivre une autre religion est souvent ressentie comme un éloignement de la famille et du peuple, et non comme un simple choix personnel.
La Parole de Dieu est déjà disponible dans la langue du cœur des Bachkirs. Le Nouveau Testament a été achevé en 2014 et, en 2023, la Bible complète en bachkir a été présentée. Le défi, maintenant, est de faire parvenir ces Écritures dans les foyers, les villages et sur les écrans de téléphone, sous forme imprimée, en audio et sur internet, et qu’elles soient lues librement et avec curiosité par ceux qui cherchent des réponses.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Pour la plupart des Bachkirs, foi et identité vont de pair : être bachkir, c’est être musulman, et c’est pourquoi un intérêt pour Jésus peut être perçu comme une rupture avec la famille et la communauté. Peu ont des amis chrétiens qui expliquent clairement l’Évangile, et le christianisme est souvent associé à la religion des Russes, ce qui le rend culturellement distant. La crainte de l’isolement social pèse sur ceux qui posent des questions.
Les Bachkirs ont besoin de personnes qui les connaissent de près, apprennent leur langue, respectent leur culture et vivent une amitié sincère, sans hâte. Il faut des supports attrayants dans la langue maternelle, en audio et en vidéo, et des espaces sûrs où l’on puisse poser des questions.
Celui qui s’approche du Christ a besoin de communauté, de discipulat et d’un soutien pour rester membre de sa famille et de son peuple. Beaucoup cherchent du sens, une appartenance et du réconfort face aux changements de la vie moderne, et ces quêtes conduisent vers le Dieu qui connaît chacun par son nom.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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