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Peuple non atteint
205 k personnes de ce peuple vivent dans des pays où il reste non ou peu atteint :
Bénin Peu atteint
198.000 personnes
Togo Non atteint
3.600 personnes
Nigeria Peu atteint
3.400 personnes Les Biali, également connus sous le nom de Berba, sont un peuple d’Afrique de l’Ouest qui vit surtout dans le nord du Bénin, dans la région montagneuse de l’Atakora, avec des communautés plus petites au Togo, au Burkina Faso et au Nigeria. Ils parlent le biali, une langue de la branche gur de la grande famille nigéro-congolaise, et c’est dans cette langue qu’ils expriment l’humour, les proverbes et les souvenirs transmis de génération en génération.
On les considère généralement comme proches des Somba, peuples du nord-ouest béninois, et ils partagent avec eux des traits de la vie de la région : le paysage de collines, les villages ruraux et le lien profond avec la terre cultivée. Le biali a pourtant sa propre identité, marquée par la langue, qui se divise en variétés locales, et par les liens de parenté.
C’est un peuple peu connu en dehors de sa région, et ce qu’on écrit sur lui est souvent bref. C’est précisément pour cela que chaque village, chaque famille et chaque histoire transmise de bouche à oreille mérite d’être regardé avec attention et respect.
Les Biali vivent depuis des générations dans les montagnes de l'Atakora, dans le nord-ouest du Bénin, où ils sont considérés comme faisant partie de l'ensemble de peuples connus sous le nom de Somba. Le nom Berba, utilisé dans de nombreux écrits, est une appellation venue de l'extérieur ; entre eux, le peuple et la langue s'appellent biali.
Les frontières modernes ont laissé des communautés biali dans différents pays, surtout au Bénin et, en nombre bien moindre, au Togo, au Burkina Faso et au Nigeria. La langue, parlée sous des variétés comme celles de Tangeta, Tihoun, Porga et Pingou, continue d'unir des familles aujourd'hui séparées par ces lignes sur la carte.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Bénin Peu atteint
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94,8%
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198.000 |
Burkina Faso Partiellement atteint
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1,9%
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3.900 |
Togo Non atteint
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1,7%
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3.600 |
Nigeria Peu atteint
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1,6%
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3.400 |
La vie biali est essentiellement rurale, liée à la culture de la terre dans les collines de l’Atakora. Le travail des champs suit le rythme des pluies et de la saison sèche, et les familles dépendent de ce qu’elles plantent pour subsister tout au long de l’année.
Comme dans une grande partie de l’intérieur de l’Afrique de l’Ouest, la famille élargie est souvent le fondement de la vie commune : mariages, cérémonies et décisions importantes impliquent tout le groupe, et les aînés sont écoutés avec respect. L’hospitalité et l’entraide entre voisins marquent le quotidien des villages, où la langue maternelle est le lien qui unit les générations.
La plupart des Biali suivent des religions traditionnelles africaines, dans lesquelles le monde visible et le monde invisible sont intimement liés. Dans ces traditions, la vie de la communauté se déroule généralement devant les ancêtres et les forces spirituelles, et les rites accompagnent les moments décisifs de l’existence, comme la naissance, le mariage et la mort.
Cette foi n’est pas seulement un ensemble de croyances, elle fait partie du tissu social : participer aux rites est aussi une manière d’appartenir à la famille et au peuple. Une minorité se reconnaît comme chrétienne, mais les croyances traditionnelles restent l’arrière-plan de la vie de beaucoup.
Le Nouveau Testament existe en biali, ce qui est déjà un pas précieux, mais la Bible complète n’est pas encore disponible dans la langue du cœur du peuple. Peu de locuteurs savent lire et écrire en biali, et c’est pourquoi la Parole de Dieu tend à arriver davantage par l’oreille que par la lecture. Les enregistrements audio, les lectures en groupe et les histoires racontées dans la langue même du peuple sont des voies particulièrement prometteuses pour que les familles puissent entendre les Écritures et les comprendre.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Pour beaucoup de Biali, les rites rendus aux ancêtres et aux forces spirituelles sont liés à l’identité de la famille et du peuple, de sorte qu’abandonner ces pratiques peut être compris comme une rupture avec ses propres parents. Le faible taux d’alphabétisation dans la langue maternelle et la rareté des documents chrétiens en biali empêchent l’Évangile d’être entendu clairement. La dispersion dans des villages ruraux et la présence encore réduite d’églises nées du peuple lui-même font que, pour beaucoup, la première rencontre avec Jésus dépend de quelqu’un qui vienne jusqu’à eux.
Comme dans de nombreuses zones rurales de l’intérieur de l’Afrique de l’Ouest, les communautés biali dépendent de pluies régulières et font face à des difficultés d’accès à la santé, à l’éducation et aux ressources pour la culture. L’alphabétisation dans la langue maternelle est un besoin concret, car elle ouvrirait des portes tant pour le développement des familles que pour le contact direct avec la Parole de Dieu.
Sur le plan spirituel, le peuple a besoin de témoins qui vivent parmi eux avec humilité, apprennent leur langue et annoncent Jésus de façon compréhensible. Il a aussi besoin de communautés de foi nées du milieu biali lui-même, où ceux qui croient puissent être instruits dans la foi et mûrir ensemble.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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