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Peuple non atteint
Les Birmans forment le peuple le plus nombreux du Myanmar, en Asie du Sud-Est, et occupent le centre de la vie politique, économique et religieuse du pays. Concentrés surtout dans la région centrale, le long de la vallée du fleuve Irrawaddy, ils sont le peuple qui a historiquement défini l’identité nationale et la langue officielle de la nation.
La culture birmane porte une marque propre : le bouddhisme Theravada façonne le calendrier, l’architecture et les coutumes quotidiennes, visible dans les innombrables pagodes dorées qui parsèment villes et villages. Aux côtés de cette foi bouddhiste, subsiste une couche plus ancienne de croyances tournées vers les esprits, qui coexiste avec les temples et les monastères. Cette combinaison de religiosité formelle et de dévotion populaire est l’un des traits les plus caractéristiques de la façon dont les Birmans comprennent le monde et la place de chaque personne en son sein.
Le peuple birman descend de groupes tibéto-birmans qui ont migré vers la vallée de l'Irrawaddy depuis le plateau tibétain et la Chine actuelle, s'installant dans la région à partir du IXe siècle après Jésus-Christ. Au XIe siècle, le royaume de Pagan, fondé par le roi Anawrahta, a consolidé le pouvoir birman dans la zone centrale et a fait du bouddhisme Theravada la religion prédominante, absorbant des influences qui existaient déjà localement.
Des royaumes birmans successifs ont étendu et disputé le territoire avec des peuples voisins jusqu'à l'arrivée de la domination britannique au XIXe siècle, qui a unifié administrativement l'actuel Myanmar. Depuis l'indépendance, en 1948, les Birmans demeurent le groupe majoritaire et dominant du pays, façonnant la langue, la religion officielle de facto et les symboles nationaux.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Myanmar (Birmanie) Non atteint
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90,7%
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29.810.000 |
Thaïlande Non atteint
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7%
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2.310.000 |
États-Unis Non atteint
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0,6%
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204.000 |
Arabie saoudite Non atteint
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0,5%
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151.000 |
Japon Non atteint
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0,3%
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110.000 |
Bangladesh Non atteint
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0,2%
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81.000 |
Malaisie Non atteint
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0,1%
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33.000 |
Chine Non atteint
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0,1%
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26.000 |
Corée du Sud Non atteint
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0,1%
|
23.000 |
R.A.S. chinoise de Macao Non atteint
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0,1%
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21.000 |
Singapour Non atteint
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0,1%
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20.000 |
Australie Non atteint
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0,1%
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18.000 |
Royaume-Uni Non atteint
|
0%
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15.000 |
Inde Non atteint
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0%
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13.000 |
Canada Non atteint
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0%
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5.900 |
Cambodge Non atteint
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0%
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5.600 |
Laos Non atteint
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0%
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5.400 |
La vie quotidienne des Birmans s’organise autour de l’agriculture dans la fertile vallée de l’Irrawaddy, où la culture du riz fait vivre des familles entières et marque le rythme des saisons. Dans les villes, le commerce, la fonction publique et l’artisanat complètent ce tableau économique, le pays tout entier étant largement influencé par les coutumes et la langue de ce peuple majoritaire.
Le don d’aumônes aux moines bouddhistes fait partie intégrante de la routine, tout comme les visites fréquentes aux pagodes et les festivals liés au calendrier lunaire. De nombreuses familles en viennent à consacrer à la vie religieuse une part importante de ce qu’elles produisent, signe de la mesure dans laquelle la dévotion est entremêlée au quotidien. Les relations communautaires, l’hospitalité et le respect des aînés demeurent des valeurs centrales de l’organisation sociale.
Les Birmans sont majoritairement bouddhistes Theravada, une tradition qui oriente l’éthique personnelle, la recherche de mérite spirituel et la relation avec les monastères présents dans presque chaque ville et village. Aux côtés de ce socle bouddhiste, subsiste la croyance aux nats, des esprits qui peuvent apporter protection ou malheur et qui exigent une attention constante pour être apaisés.
Il est courant de trouver, dans une même maison, un autel dédié à ces esprits à côté d’une image de Bouddha, signe de la façon dont les deux couches de croyance coexistent sans s’exclure. Pour de nombreuses familles, satisfaire les nats fait partie de la vie pratique au même titre qu’accumuler du mérite bouddhiste, et les deux ensemble façonnent des décisions quotidiennes, qu’il s’agisse de planter une récolte ou de célébrer un mariage.
La langue birmane, parlée comme langue maternelle par ce peuple et comme langue véhiculaire dans tout le Myanmar, dispose déjà d’une Bible complète traduite, incluant des éditions plus traditionnelles et d’autres en langage contemporain. Malgré cela, l’accès réel aux Écritures parmi les Birmans demeure limité par le poids de l’identité bouddhiste, qui fait de la lecture de la Bible un geste peu commun et, pour beaucoup, associé à l’abandon de leur propre culture.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Chez les Birmans, être bouddhiste est directement lié au fait d’être birman : abandonner cette foi est ressenti comme une rupture avec sa propre identité nationale et familiale. À cela s’ajoute la crainte des représailles des nats, ces esprits que beaucoup croient veiller sur ceux qui s’écartent des coutumes traditionnelles et les punir, ce qui fait que suivre Jésus apparaît, pour beaucoup, comme un risque spirituel concret et non seulement social.
Des familles entières consacrent des ressources considérables au maintien de la vie religieuse, souvent au détriment des investissements dans l’éducation, la santé et d’autres besoins fondamentaux, ce qui révèle le poids financier que représente la dévotion quotidienne. Dans le même temps, peu de Birmans ont un contact avec quelqu’un qui vit une foi chrétienne authentique et sait l’expliquer dans le respect de la culture locale.
Il existe un besoin réel de discernement spirituel et de courage pour ceux qui ont déjà décidé de suivre Jésus au sein d’une société où ce choix peut signifier l’isolement de leur propre famille et communauté.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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