Yves Picq - Wikimedia, CC BY-SA 3.0, via Joshua Project
Peuple non atteint
Les Bouyei, aussi appelés Buyi, sont l’un des peuples de langue taï du sud-ouest de la Chine, concentrés surtout sur le plateau du Guizhou et dans les vallées de ses rivières. Ils sont officiellement reconnus comme l’une des minorités ethniques du pays, avec une identité propre, liée à la terre, à l’eau et aux collines où ils ont bâti leurs villages au fil des siècles.
Leur langue appartient au groupe taï et est apparentée au zhuang, ce qui révèle une parenté avec des peuples vivant plus au sud et au sud-ouest. Des communautés bouyei se trouvent aussi dans le nord du Vietnam et du Laos, où elles gardent des liens de langue et de coutumes avec leurs parents de Chine.
On les reconnaît à leurs vêtements teints à l’indigo, à leur travail du batik, à leur musique et aux danses des fêtes de village. Dans beaucoup de régions, le contact intense avec la population chinoise han a transformé le mode de vie, et une partie du peuple parle désormais surtout le chinois, même si la mémoire d’une origine commune reste vivante.
Les spécialistes voient généralement dans les Bouyei un peuple taï qui occupait autrefois des basses terres fertiles et fut peu à peu repoussé vers les vallées et les collines plus pauvres du plateau du Guizhou. Pendant des siècles, la langue fut écrite, lorsqu'elle l'était, avec des caractères chinois adaptés, et la vie du peuple s'organisa autour des villages et de l'agriculture.
Sous la dynastie des Qing, le peuple a connu la marginalisation et la pression sur ses terres, ce qui a nourri des révoltes locales, et certains groupes ont migré vers le sud. Au milieu des années 1950, une écriture en alphabet latin a été élaborée pour la langue, puis révisée, ce qui a ouvert la voie à l'enseignement et à la publication dans cette langue.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Chine Non atteint
|
97,8%
|
3.577.000 |
Viêt Nam Non atteint
|
1,9%
|
71.000 |
Laos Non atteint
|
0,2%
|
7.900 |
Traditionnellement, les Bouyei vivent de l’agriculture, avec le riz au centre de la table et de l’économie. Ils construisent leurs villages sur des versants proches des rivières, et de nombreuses maisons sont en pierre, adaptées au terrain accidenté du plateau. Les femmes sont connues pour le tissu teint à l’indigo et pour le batik, qui ornent les vêtements et les objets du quotidien.
La vie communautaire tourne autour de la famille et du village, avec des fêtes rythmées par le calendrier agricole et par les jours d’hommage aux ancêtres. Des chants entonnés en chœur, des instruments traditionnels et des danses accompagnent les rencontres, et l’hospitalité envers le visiteur est très appréciée. Dans les villes et les régions les plus intégrées, les plus jeunes passent de la langue de la famille au chinois de l’école et du travail.
La foi traditionnelle des Bouyei associe le culte des ancêtres à la croyance en des esprits liés aux montagnes, aux arbres, à l’eau et aux lieux du village. Des rituels conduits par des spécialistes locaux cherchent à protéger la famille, à assurer de bonnes récoltes et à faire face aux maladies et aux difficultés.
Au fil des siècles, des éléments du bouddhisme et de pratiques populaires chinoises se sont mêlés à cet ensemble de croyances, de sorte que la vie religieuse est souvent plus pratique et communautaire que doctrinale. Honorer les morts et participer aux cérémonies du village fait partie de l’appartenance au peuple, et c’est pourquoi changer de croyance peut être perçu comme un éloignement de la famille et de la communauté.
La langue bouyei possède une écriture depuis le milieu du XXe siècle, mais les Écritures disponibles dans cette langue se limitent encore à des portions, sans la Bible complète ni le Nouveau Testament. Pour beaucoup, le chinois est la langue de lecture, ce qui laisse la langue du cœur avec peu de matériel imprimé. Il existe toutefois des enregistrements audio de messages bibliques dans certaines variétés de la langue, ainsi que le film sur la vie de Jésus en bouyei, des ressources précieuses pour des communautés qui apprennent davantage par l’écoute et par l’image que par la lecture.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Chez les Bouyei, la religion se transmet avec la famille : vénérer les ancêtres et participer aux rites du village fait partie de l’appartenance au peuple, et celui qui s’en éloigne risque d’être vu comme quelqu’un qui abandonne les siens. À cela s’ajoutent l’isolement des villages de montagne, la quasi-absence d’Écritures dans la langue et le climat religieux restrictif de la Chine, qui rend rares les communautés chrétiennes locales et le témoignage ouvert.
De nombreuses familles bouyei vivent dans des zones rurales montagneuses, où l’accès aux services et aux sources de revenus est limité, et où la pression pour migrer vers les villes à la recherche de travail sépare les générations et affaiblit la langue et les liens communautaires.
Il faut des Écritures complètes dans la langue, des supports audio et vidéo de bonne qualité et des disciples issus du peuple lui-même, capables d’expliquer la foi de façon naturelle au sein de la culture. Ils ont aussi besoin de communautés de foi qui accueillent ceux qui décident de suivre le Christ, afin qu’ils ne marchent pas seuls.
Il existe déjà des ressources en langue bouyei qui portent le message de Jésus à ceux qui ne lisent pas : le film sur la vie du Christ a été doublé dans la langue et des enregistrements audio d’enseignement biblique existent dans certaines de ses variétés. Ces supports peuvent être écoutés et partagés au sein de la famille et du village, et ouvrent la voie pour que la Parole arrive avec la voix et l’accent du peuple lui-même.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de PrièreCréez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.