Telaneo - Wikimedia, CC0 1.0, via Joshua Project
Peuple non atteint
Chinois Buriat
Les Bouriates de Chine sont un peuple d’origine mongole qui vit dans les pâturages ouverts du Hulunbuir, en Mongolie-Intérieure, une région de vastes prairies où la Chine, la Russie et la Mongolie se rencontrent. Ils gardent une identité propre, liée à la langue bouriate, à la mémoire de la Sibérie et à une vie façonnée par le rythme de la steppe.
Parce qu’ils n’ont pas de reconnaissance officielle distincte, ils sont comptés au sein de la grande nationalité mongole, ce qui les rend faciles à ignorer. Pourtant, ceux qui les connaissent découvrent un peuple dont les dialectes, les coutumes et les liens de parenté le distinguent de ses voisins, parmi lesquels les Évenks, les Daours et d’autres groupes de la région.
Bien qu’ils partagent le nom et les racines des Bouriates de Russie et de Mongolie, des chemins différents ont fait d’eux une communauté distincte, avec sa propre histoire de traversée et d’adaptation à un nouveau pays.
Les Bouriates de Chine sont des arrivants récents comparés aux autres peuples de la région. Entre la fin des années 1910 et le début des années 1930, des familles venues de Sibérie ont franchi la frontière pour gagner le territoire du Hulunbuir, au milieu des bouleversements de la révolution et de la guerre civile en Russie, à la recherche de pâturages et d'un nouveau lieu où vivre.
Vers 1921, les autorités chinoises ont reconnu le bassin de la rivière Shinekhen comme terre bouriate. Depuis lors, les familles s'y sont établies, y ont reconstruit la vie communautaire et ont conservé la langue, la religion et le mode de vie de leurs ancêtres, de sorte que les Bouriates de Shinekhen sont considérés comme la communauté bouriate la plus solide de la région.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Chine Non atteint
|
100%
|
167.000 |
La vie bouriate au Hulunbuir est liée à la terre et aux troupeaux. L’élevage dans les vastes pâturages est traditionnellement la base de la subsistance, et les liens de famille et de parenté organisent la vie communautaire. Les anciens gardent la langue et les traditions, et l’hospitalité envers le visiteur est une valeur qui traverse les générations.
Aujourd’hui, ils vivent au contact étroit des Mongols, des Évenks et d’autres peuples de la région, et beaucoup passent d’une langue à l’autre au quotidien. Cette proximité apporte des opportunités, mais elle peut aussi exercer une pression sur la langue et les coutumes propres, surtout chez les jeunes, qui se tournent de plus en plus vers le mandarin et la vie des villes.
La foi dominante chez les Bouriates de Chine est le bouddhisme tibétain, vécu dans les temples locaux et dans les pratiques familiales. Pour beaucoup, être bouriate et être bouddhiste vont de pair, et la religion fait partie de l’héritage reçu des ancêtres, et non d’un simple choix personnel.
À côté du bouddhisme subsistent les marques des anciennes traditions chamaniques de la steppe, qui donnent au peuple une sensibilité profonde au monde spirituel. Peu de Bouriates connaissent la personne de Jésus, et cela ouvre un espace pour des conversations sincères, menées avec patience et respect, sur qui est Dieu. Pour le peuple bouriate, la spiritualité n’a jamais été à part de la vie, et c’est à l’intérieur de celle-ci, dans la vie de la famille et de la communauté, que la bonne nouvelle du Christ doit être annoncée.
Pour la langue bouriate parlée en Chine, aucune ressource biblique n’est signalée, ni Écritures, ni audio, ni vidéo. Beaucoup ont des contacts avec le mongol et le mandarin, qui peuvent servir de pont, mais ces langues ne parlent pas toujours au cœur comme la langue maternelle. Que la Parole de Dieu parvienne à ce peuple dans la langue dans laquelle il rêve, prie et chante.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
- 1 Traduction commencée Reste à faire
- 2 Portions Reste à faire
- 3 Nouveau Testament Reste à faire
- 4 Bible complète Reste à faire
La traduction n'a pas encore commencé dans cette langue.
Données de traduction : Joshua Project.
Pour beaucoup de Bouriates, la foi bouddhiste et les traditions des ancêtres font partie de ce que signifie appartenir au peuple, et suivre un autre chemin peut sembler un éloignement de la famille et de la communauté. À cela s’ajoutent l’absence d’Écritures et de matériels dans la langue maternelle, le fait que le peuple soit peu connu, dilué dans une catégorie plus large, et l’isolement des pâturages, qui complique le contact avec les communautés chrétiennes.
Le peuple a besoin, avant tout, d’être connu et rappelé. La langue et l’héritage culturel bouriates demandent des soins pour que les nouvelles générations ne les perdent pas. Sur le plan spirituel, il manque des Écritures et d’autres ressources dans la langue du cœur, ainsi que des communautés de foi où celui qui s’intéresse à Jésus puisse être accueilli et accompagné dans sa croissance.
Il faut aussi des témoins patients et respectueux, prêts à apprendre la langue et la culture, et des croyants bouriates capables de partager l’évangile avec les leurs de manière naturelle.
Priez pour Chinois Buriat
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de Prière
Chine