Peter Morgan - Wikimedia, CC BY 2.0, via Joshua Project
Peuple non atteint Frontière
Dans les vallées et sur les versants du sud-ouest de la province du Gansu, au nord-ouest de la Chine, vit un peuple d’origine singulière : les Dongxiang descendent de garnisons mongoles laissées là au XIIIe siècle, qui se sont peu à peu mêlées aux populations locales par le mariage et ont formé une identité propre, distincte à la fois des Mongols et des Chinois han. Leur langue, de racine mongole, les relie à cette origine militaire et migratoire, même après des siècles de vie côte à côte avec des voisins d’autres cultures.
Aujourd’hui reconnus comme l’un des groupes ethniques officiels de Chine, les Dongxiang se concentrent principalement dans le comté autonome de Dongxiang, dans la préfecture de Linxia, avec des familles également dispersées au Xinjiang, au Qinghai et au Ningxia. Ils vivent entre montagnes arides et vallées étroites, dans un équilibre permanent entre agriculture de subsistance et élevage, et gardent une identité forte, marquée par la foi islamique et un profond sens de la communauté et de l’hospitalité.
L'histoire des Dongxiang commence avec l'expansion mongole du XIIIe siècle, lorsque Gengis Khan envoya des garnisons pour contrôler les terres nouvellement conquises au nord-ouest de la Chine. Les soldats, parmi lesquels des musulmans d'Asie centrale amenés par les Mongols, s'installèrent dans la région et épousèrent des femmes locales, han, hui et d'autres peuples, donnant naissance à un groupe à la langue et aux coutumes propres.
Au fil des générations suivantes, l'islam s'est consolidé comme la religion commune de ce peuple en formation. Avant 1949, les Dongxiang étaient souvent appelés « Hui mongols » ou « Hui de Dongxiang », signe que leur identité ne s'est pleinement affirmée comme distincte qu'avec le temps, jusqu'à leur reconnaissance officielle comme ethnie à part dans la Chine moderne.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Chine Non atteint
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100%
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775.000 |
La vie s’organise autour de la terre et du troupeau dans les vallées et sur les versants du Gansu, où les familles cultivent blé, maïs, pommes de terre et fèves en terrasses sur les collines, et élèvent moutons et autres animaux pour compléter leurs ressources. Le chanvre et le colza s’ajoutent comme cultures commerciales, et des fruits comme l’abricot sont une fierté locale. Le feutre de laine est un artisanat traditionnel bien connu dans la région.
L’hospitalité est une valeur centrale : accueillir un visiteur avec du thé servi dans des bols à couvercle, souvent aromatisé de fruits secs et d’herbes, est presque un devoir social. La hiérarchie par âge organise le quotidien domestique, les plus âgés sont servis en premier et occupent la place d’honneur à table, et les mariages suivent traditionnellement des arrangements entre familles, négociés par des tiers et célébrés par des rituels communautaires.
Les Dongxiang sont musulmans, en grande majorité sunnites, bien que l’islam soit chez eux historiquement divisé en courants distincts, appelés localement ancien, nouveau et émergent, chacun avec ses propres mosquées et ses formes d’enseignement. La foi islamique n’est pas seulement une croyance individuelle : elle organise le calendrier, l’alimentation, les rites de passage et le sens même d’appartenir au peuple.
Des mosquées disséminées dans les vallées du Gansu ont servi pendant des siècles de centres d’étude et de formation religieuse, et cette structure façonne encore la vie communautaire. Des pratiques comme l’abstinence de viande de porc et d’alcool, et des rituels de purification, sont vécues comme faisant naturellement partie du quotidien, non comme des exigences extérieures.
Le Nouveau Testament a déjà été traduit en langue dongxiang, une étape récente et significative pour un peuple de tradition majoritairement orale. Des enregistrements audio, le film Jésus et quelques applications mobiles ont contribué à faire parvenir ces portions à ceux qui ne lisent pas facilement, la maîtrise de la lecture en chinois étant elle aussi faible parmi eux. Malgré cela, la Bible complète n’existe pas dans la langue du cœur de ce peuple, et le contact d’un Dongxiang avec un passage des Écritures reste rare.
Être dongxiang, c’est être musulman : la foi islamique est entrelacée avec l’identité ethnique elle-même, et la suivre rigoureusement est ce qui distingue ce peuple de ses voisins han et tibétains. Quitter l’islam est perçu comme abandonner sa famille et son clan, pas seulement changer de religion. À cela s’ajoutent l’isolement dans les vallées montagneuses du Gansu, la faible alphabétisation et l’absence quasi totale de tout témoignage chrétien dans leur propre langue, si bien que ce peuple a rarement eu l’occasion d’entendre l’Évangile de la bouche de quelqu’un qui parle comme lui.
La vie dans les vallées arides du Gansu impose des défis constants : terre rare, dépendance au climat pour les récoltes et un revenu qui dépasse rarement l’essentiel. L’alphabétisation, tant dans leur propre langue qu’en chinois, reste faible, ce qui limite l’accès à des opportunités hors de l’agriculture et de l’élevage.
Sur le plan spirituel, le besoin est tout aussi grand : il n’existe pratiquement aucune communauté chrétienne née parmi les Dongxiang eux-mêmes, ni de discipulat ou d’accompagnement dans la langue du peuple. Quiconque viendrait à connaître Jésus devrait trouver soutien et communion presque à partir de rien.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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