Peuple non atteint Frontière
Les Gobato sont un petit peuple du nord-ouest de l’Éthiopie, dans la région de Benishangul-Gumuz, près du Nil Bleu et de la frontière avec le Soudan. Ils vivent dans des communautés rurales, dispersées en villages où tout le monde se connaît et où l’identité du groupe se transmet de génération en génération.
Ils parlent une variété de la langue berta, et c’est en elle qu’ils conservent leurs proverbes, leurs histoires de famille et le souvenir de leurs ancêtres. Parce qu’ils sont peu nombreux et vivent entourés de peuples plus grands, leur langue et leurs coutumes propres sont un trésor fragile, que les anciens s’efforcent de garder vivant parmi les jeunes.
Bien qu’ils apparaissent rarement sur les cartes et dans les nouvelles, les Gobato ont une culture qui leur est propre, avec leurs rythmes de semailles et de récoltes, leurs célébrations et leur manière de prendre soin les uns des autres. Dieu connaît chacun d’eux par son nom, et ils n’ont pas encore autour d’eux une communauté de disciples de Jésus qui leur parle dans leur propre langue.
L'histoire des Gobato s'est transmise surtout par la mémoire orale, et il existe peu de documents écrits sur leur parcours. On sait que leur langue appartient à l'ensemble des parlers berta, et que le peuple vit dans les basses terres du nord-ouest éthiopien, une région où cohabitent depuis longtemps des groupes de langues et de traditions variées.
Au fil des siècles, le contact constant avec les voisins et les commerçants de la région a apporté de nouvelles influences religieuses et culturelles, qui se sont ajoutées aux coutumes des ancêtres. Aujourd'hui, les Gobato gardent cet héritage en couches successives : la fidélité au groupe, le lien avec la terre et une foi façonnée par bien des traversées.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Éthiopie Non atteint
|
100%
|
2.300 |
Les Gobato vivent principalement de l’agriculture. Ils cultivent le maïs et le sorgho, et complètent leur subsistance par l’élevage. Le calendrier de la communauté suit les pluies : le temps de semer, de sarcler et de récolter organise le travail et aussi les rencontres.
La vie tourne autour de la famille élargie, où grands-parents, enfants, petits-enfants et proches partagent les tâches, la nourriture et les décisions importantes. Les anciens sont écoutés avec respect et c’est à eux qu’il revient de conseiller et de régler les différends. L’hospitalité est une valeur centrale : celui qui arrive dans une maison gobato est généralement accueilli avec ce qu’il y a à partager, même quand la récolte a été maigre.
La majorité des Gobato s’identifient à l’islam, qui fait partie de la vie communautaire, des fêtes et de la façon de marquer les moments importants de la famille. À côté de lui subsistent, chez une partie du peuple, des croyances traditionnelles liées aux ancêtres et aux esprits, qui influencent la manière de faire face à la maladie, à la récolte et à la protection de la maison.
Dans la pratique, la foi se vit en communauté plus qu’individuellement : appartenir au groupe et suivre la religion des parents vont de pair. C’est pourquoi parler de Jésus à un Gobato, c’est avant tout une conversation entre amis et entre familles, menée avec patience, respect et attention à tout ce qu’ils valorisent déjà.
Il existe des portions des Écritures en langue berta, disponibles depuis le milieu des années 2000, mais il n’y a pas encore le Nouveau Testament complet ni la Bible entière. Il existe aussi des enregistrements audio, qui peuvent atteindre ceux qui ont accès à un appareil. Comme la lecture n’est pas toujours courante dans les villages, l’écoute en groupe, à partir d’enregistrements dans la langue du cœur, est un chemin particulièrement prometteur pour que la Parole parvienne aux familles gobato.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Pour les Gobato, la religion est étroitement liée à l’identité du groupe et aux liens familiaux, de sorte que changer de foi peut être perçu comme un éloignement de la communauté. À cela s’ajoutent la rareté des Écritures dans leur langue, le petit nombre de personnes, l’isolement des villages et l’absence d’une Église proche qui parle leur langue et connaisse leur culture. Peu ont eu la chance de rencontrer personnellement quelqu’un qui suit Jésus.
Beaucoup de communautés gobato ont un accès limité à l’éducation, aux soins de santé et à l’eau potable, et dépendent de pluies qui ne viennent pas toujours au bon moment, ce qui rend les récoltes vulnérables. Il y a aussi la nécessité de protéger la langue et la culture, afin que les nouvelles générations ne perdent pas ce qu’elles ont reçu.
Sur le plan spirituel, le peuple a besoin de personnes qui vivent parmi lui avec humilité, apprennent sa langue et partagent l’Évangile de manière claire et aimante. Il a aussi besoin de matériels en berta et de communautés de foi qui naissent du milieu gobato lui-même.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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