Peuple non atteint
Les Gond Dhuriya, appelés aussi Dhur ou Dhurwa, sont une communauté tribale du centre de l’Inde, officiellement reconnue comme tribu répertoriée. Ils appartiennent à la grande famille des peuples gonds, l’une des populations autochtones les plus anciennes et les plus nombreuses du sous-continent, mais ils portent un nom propre qui les distingue des autres branches.
Ils vivent dans des villages de l’intérieur, près des champs et des forêts, dans des États comme l’Uttar Pradesh et le Chhattisgarh. Leur identité repose sur les liens de parenté, sur un conseil traditionnel qui veille aux affaires de la communauté et sur une langue dravidienne qui leur est propre, le duruwa, qui cohabite au quotidien avec l’hindi et d’autres langues de la région.
Comme tant de peuples tribaux de l’Inde, ils sont peu connus en dehors de leur région. Pourtant, il s’agit d’un peuple doté d’une mémoire, de coutumes et de relations bien définies, qui mérite d’être regardé par son nom et pas seulement comme une partie d’un ensemble plus vaste.
Les Gond Dhuriya font partie du vaste monde gond, dont les racines s'étendent dans les forêts et sur les plateaux du centre de l'Inde, une région longtemps connue sous le nom de Gondwana. Les peuples gonds parlent des langues dravidiennes, ce qui indique une présence très ancienne dans la péninsule, antérieure à une bonne partie des cultures aujourd'hui dominantes dans la région.
Au fil du temps, les Dhuriya sont restés une branche distincte, avec une langue et une organisation propres, vivant aux côtés de leurs voisins hindous. Les découpages administratifs modernes les ont répartis sur plus d'un État, ce qui explique leur présence dans des régions différentes, reliées par le même nom.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
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100%
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176.000 |
La vie des Gond Dhuriya tourne autour de la terre et de la forêt. Beaucoup travaillent dans l’agriculture et la cueillette de produits forestiers, au rythme des saisons. La vannerie, autrefois un métier traditionnel de la communauté, a perdu du terrain, en grande partie parce que le matériau nécessaire est devenu rare, et les familles ont dû chercher d’autres moyens de subsistance.
L’organisation sociale passe par le conseil traditionnel, qui veille aux besoins de la communauté et occupe une place importante dans la vie collective. Chez les hommes, il est d’usage de se raser la tête, signe visible d’appartenance. Les langues se mêlent au quotidien : le duruwa cohabite avec l’hindi, le bhojpuri et d’autres langues voisines, utilisées dans les relations avec les étrangers et avec les autres groupes de la région.
La grande majorité se déclare hindoue, mais la foi qu’ils vivent est un mélange de croyances tribales anciennes et de pratiques hindoues. Cela signifie qu’à côté des fêtes et des dieux reconnus dans toute l’Inde subsistent des traditions propres, liées à la terre, à la forêt et aux ancêtres, transmises de génération en génération.
Chez les Dhuriya, religion et appartenance vont de pair. C’est pourquoi quitter la foi de sa famille est souvent compris moins comme un choix personnel que comme un éloignement de la communauté, ce qui pèse lourd dans une société où tout le monde se connaît et où le conseil traditionnel veille à l’unité du groupe.
La langue du cœur des Dhuriya, le duruwa, possède déjà le Nouveau Testament publié, fruit d’un long travail de traduction qui a fait ses premiers pas avec des portions des Écritures au début des années 2000. La Bible complète n’existe pas encore dans cette langue. Il existe aussi des enregistrements audio, des histoires bibliques pour la transmission orale et un film sur la vie de Jésus, des ressources précieuses pour ceux qui apprennent davantage en écoutant qu’en lisant.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Pour ce peuple, être Dhuriya et vivre la foi tribale et hindoue de la famille vont de pair, et le conseil traditionnel garde cette unité. Celui qui s’approche de Jésus peut être perçu comme quelqu’un qui rompt avec les coutumes et avec les aînés. À cela s’ajoutent la présence chrétienne très réduite au sein du peuple, qui fait que beaucoup n’ont jamais rencontré personnellement quelqu’un qui suive le Christ, et la dispersion des villages entre différents États, qui complique les contacts.
Comme dans beaucoup de communautés rurales et forestières, les Dhuriya font face à la disparition de métiers traditionnels et au besoin d’un revenu stable pour les familles, ainsi qu’à un accès à l’éducation et à des services qui atteignent encore difficilement les villages.
Sur le plan spirituel, ils ont besoin d’entendre le message de Jésus dans leur propre langue, de manière claire et respectueuse, et de communautés de foi capables d’accueillir et d’accompagner ceux qui désirent le suivre. Que les responsables du conseil, si importants dans la vie du peuple, soient eux aussi touchés par l’espérance de l’Évangile.
La publication du Nouveau Testament en duruwa est une étape marquante : la Parole de Dieu peut désormais être lue et entendue, dans un Nouveau Testament complet, dans la langue que le peuple parle à la maison. Il existe déjà aussi des enregistrements audio, des histoires bibliques à raconter de vive voix et un film sur Jésus dans la même langue. Ainsi grandit la possibilité que des croyants indiens partagent l’Évangile avec les Dhuriya de manière à ce qu’ils le comprennent vraiment.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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