Peuple non atteint
Les Kathonglueng sont un petit peuple discret du centre du Laos. Ils vivent dans la province de Bolikhamxai, dans le district de Khamkeut, dans des villages ruraux où la vie suit le rythme des saisons et du riz.
Peuple essentiellement rural, les Kathonglueng parlent le lao au quotidien, la langue qui les relie à leurs voisins, aux marchés et au reste du pays. Leur identité propre, avec son nom, sa mémoire et ses coutumes, cohabite ainsi avec une langue d’usage commun, et l’on a très peu consigné par écrit sur qui ils sont.
Parce qu’ils sont si peu nombreux et vivent loin des grands centres, ils apparaissent rarement dans les études ou sur les cartes des peuples. Pourtant, chaque village garde des liens de parenté, des traditions héritées des ancêtres et une manière propre de considérer la terre et les esprits qui, selon leurs croyances, la protègent. Les connaître commence par reconnaître qu’ils existent et qu’ils comptent.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Laos Non atteint
|
100%
|
1.400 |
La vie des Kathonglueng tourne autour de la terre. Ils cultivent le riz et entretiennent des potagers près des maisons, et le peu qui reste de la récolte est vendu sur les marchés voisins. Le calendrier agricole organise le travail et les rencontres, et le savoir se transmet oralement d’une génération à l’autre, y compris celui des travaux manuels de tressage et de vannerie.
Les communautés vivent dans des villages ruraux, où la proximité favorise l’entraide dans les champs et la vie quotidienne partagée. L’accès à l’école, aux services de santé et aux marchés est souvent limité, si bien que la vie dépend beaucoup de la coopération entre voisins. Parler lao permet à ces habitants de circuler entre leur village et le monde plus vaste, sans perdre le lien avec la terre de leurs ancêtres.
La foi des Kathonglueng est, pour l’essentiel, la religion traditionnelle de leurs ancêtres. Elle s’exprime par le respect des esprits gardiens des villages, par des rituels liés à la terre et par la vénération des ancêtres, qui restent présents dans la mémoire comme membres de la communauté. La relation avec le monde invisible est étroitement mêlée au travail des champs, à la santé et aux événements importants de la famille.
On y trouve aussi une certaine influence du bouddhisme theravada, présent au Laos tout autour d’eux, qui se mêle aux pratiques locales sans les effacer. Pour beaucoup, croire, c’est avant tout appartenir : la religion est un héritage de famille et de village, et non un choix individuel. C’est pourquoi parler d’une autre foi est souvent compris comme parler d’un autre peuple, et pas seulement d’une autre idée.
Il n’existe pas d’Écriture dans la langue propre des Kathonglueng. Ce qui existe, c’est la Bible complète en lao, la langue qu’ils parlent au quotidien, également disponible en format numérique. Il existe aussi des ressources en lao susceptibles de les atteindre : un enseignement biblique en audio, le film sur la vie de Jésus et un abécédaire d’alphabétisation. Pour un peuple de tradition orale et peu scolarisé, l’audio et les histoires racontées tendent à être le chemin le plus naturel pour que la Parole parvienne dans les foyers.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Chez les Kathonglueng, la religion des ancêtres fait partie de l’identité du village, et suivre une autre voie peut être perçu comme un éloignement de la famille et de la communauté. La vie rurale isolée, le très petit nombre de personnes et la distance des centres rendent rare le contact avec quelqu’un qui connaisse Jésus. S’y ajoutent l’absence d’Écriture dans la langue du cœur et l’accès limité à l’éducation, qui rend difficile la lecture de documents écrits, même en lao.
De nombreuses communautés kathonglueng vivent avec un accès restreint à l’école, aux soins de santé et aux marchés, et il existe un réel besoin d’améliorations en matière d’alphabétisation, de santé et d’agriculture, dans le respect du mode de vie local.
Sur le plan spirituel, il manque une communauté de foi qui vive et annonce l’Évangile d’une manière compréhensible pour eux. Il faut des personnes prêtes à habiter près d’eux, à apprendre la langue locale et à marcher avec eux sur le long terme, ainsi que des histoires bibliques orales, des enregistrements audio des Écritures, des ressources simples de discipulat et des responsables issus du peuple lui-même.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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