Peuple non atteint
Khang
Les Khang sont un peuple des montagnes du nord-ouest du Vietnam, dispersé dans les vallées et sur les versants des provinces de Son La, Lai Chau et Dien Bien. Ils vivent dans des villages de maisons sur pilotis, entre des champs de maïs et de riz, dans une région où les rivières et les sentiers de montagne relient un hameau à l’autre.
Ils parlent le khang, langue de la grande famille mon-khmer, et beaucoup connaissent aussi une langue tai, héritage de la cohabitation avec les voisins de la région. Malgré cette proximité, ils conservent une identité propre, qui s’exprime dans la langue, dans la manière de bâtir la maison, dans les rites de mariage et de deuil et dans le soin porté aux ancêtres.
Au Vietnam, ils sont officiellement reconnus comme l’un des peuples minoritaires du pays. On trouve parmi eux des noms locaux comme Xá Khao, Xá Dôn et Xá Hốc, rappel que chaque groupe de villages garde ses propres coutumes au sein d’un même peuple. Leur monde est discret, fait d’une vie simple et communautaire, et peu de gens hors de la région savent qui ils sont.
Les Khang vivent depuis longtemps dans le nord-ouest du Vietnam. Ils appartiennent au vaste ensemble de peuples de langue mon-khmère, dont les communautés se sont répandues en Asie du Sud-Est bien avant la formation des États modernes, et leur présence dans ces montagnes est ancienne et discrète.
Au fil du temps, ils ont vécu au contact étroit des peuples tai, qui occupent les vallées de la région. De cette cohabitation sont venus l'usage d'une langue tai par de nombreux Khang et certaines coutumes partagées. Malgré cela, ils ont gardé leur langue et leurs traditions propres, transmises de génération en génération par la mémoire et la pratique quotidienne, et ils sont aujourd'hui reconnus comme un peuple à part parmi les minorités du pays.
| Pays | Part du peuple | Population |
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Viêt Nam Non atteint
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100%
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17.000 |
La vie khang tourne autour de la terre et de la famille. Ils cultivent le riz et le maïs, élèvent des animaux et complètent leurs ressources par l’artisanat. Les rivières jouent un rôle important dans le transport, et les maisons sur pilotis protègent de l’humidité du sol et des animaux. Traditionnellement, la culture se faisait sur les versants, et aujourd’hui beaucoup de familles travaillent aussi des champs et plantent des forêts.
Le chef de famille occupe une place centrale dans les décisions du foyer. Les mariages et les funérailles comportent des rites qui rassemblent les familles, et les liens avec les parents et avec les aînés structurent la vie du village. Dans beaucoup de foyers, le soin des parents défunts a sa place propre dans la routine de la maison, avec la nourriture qui leur est offerte et un espace réservé à leur souvenir. La vie est simple, communautaire et marquée par l’entraide entre voisins et parents d’un même village.
La foi traditionnelle des Khang est une religion d’esprits. Ils croient que chaque personne porte en elle plusieurs esprits, cinq selon la tradition, et que la mort est un moment délicat, entouré de rites soigneux afin que la famille ne soit pas troublée.
Le culte des ancêtres, surtout des parents, est le cœur de la vie religieuse. Offrir de la nourriture aux défunts, garder dans la maison un espace qui leur est consacré et accomplir les rituels dus est vu comme le devoir des fils et des filles, et comme l’expression du respect et de l’appartenance à la famille. Pour ce peuple, la religion n’est pas une sphère séparée de la vie : elle est liée au foyer, aux champs et à la relation avec les aînés. C’est pourquoi parler d’une foi nouvelle touche quelque chose de très profond, la loyauté envers la famille.
La traduction de la Bible en khang vient à peine de commencer, et presque aucune autre ressource chrétienne n’existe aujourd’hui dans la langue du cœur de ce peuple. Beaucoup de Khang qui connaissent une autre langue n’ont donc pas encore la Parole de Dieu à leur portée dans la langue dans laquelle ils prient, chantent et racontent leurs histoires. La voie la plus prometteuse est celle de supports simples et accessibles, comme l’audio et les récits bibliques oraux, qui peuvent circuler même là où peu de gens lisent.
Pour les Khang, honorer les esprits des parents fait partie de ce que signifie appartenir à la famille. C’est pourquoi entendre parler de Jésus est souvent perçu comme un éloignement des ancêtres et des aînés, et le chef de la maison pèse lourd dans cette décision. S’y ajoutent l’isolement des villages de montagne, la faible présence de chrétiens parmi eux et l’absence presque totale d’Écritures et de supports en langue khang.
Les Khang ont besoin d’un témoignage chrétien clair, patient et vécu de près, par des personnes qui apprennent la langue, respectent la culture et demeurent aux côtés des familles. Ils ont aussi besoin d’Écritures et de ressources dans leur propre langue, afin que le message de Jésus ne paraisse pas étranger.
Il existe également un besoin de développement local dans les villages de montagne, comme l’accès à l’éducation et à des opportunités qui renforcent la vie communautaire. Que les chefs de famille connaissent l’Évangile et que naissent de petites communautés de foi, enracinées dans la culture khang, voilà le souhait qui accompagne ce peuple.
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