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Peuple non atteint
Khmer central
Les Khmers forment le peuple majoritaire du Cambodge et l’une des civilisations les plus anciennes d’Asie du Sud Est. Leur nom est lié à la mémoire du temple d’Angkor Vat, érigé il y a des siècles comme centre d’un empire qui a dominé une bonne partie de la région, laissant des marques profondes dans l’art, l’architecture et l’identité nationale, qui perdurent jusqu’à aujourd’hui.
Aujourd’hui, ils vivent surtout autour du fleuve Mékong et du grand lac Tonlé Sap, dans des villes et des villages répartis à travers le pays. La langue khmère, la cuisine à base de riz et de poisson, les temples bouddhistes et une riche tradition de danse et de sculpture continuent de marquer l’identité d’un peuple qui a traversé de grandes pertes sans cesser de se reconnaître lui même, gardant vivante une culture qui remonte à plus de mille ans d’histoire.
La civilisation khmère a atteint son apogée entre le IXe et le XIIIe siècle, lorsque ses rois ont érigé le complexe d'Angkor et dirigé un empire qui s'étendait sur une bonne partie de l'Asie du Sud Est. Aux XIVe et XVe siècles, des guerres successives et des défaites face au royaume thaïlandais d'Ayutthaya ont conduit à l'abandon d'Angkor, réduisant le territoire khmer aux limites approximatives du Cambodge actuel, où vit encore aujourd'hui la majorité du peuple.
Au XXe siècle, les Khmers ont vécu l'un des chapitres les plus douloureux de leur histoire sous le régime des Khmers rouges, qui a dévasté toute une génération. La reconstruction de la vie sociale et de l'identité collective se poursuit encore des décennies plus tard.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Cambodge Non atteint
|
88,7%
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15.613.000 |
Viêt Nam Non atteint
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7,8%
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1.377.000 |
États-Unis Non atteint
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1,5%
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267.000 |
France Non atteint
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0,4%
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73.000 |
Thaïlande Non atteint
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0,4%
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66.000 |
Corée du Sud Non atteint
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0,3%
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47.000 |
Australie Non atteint
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0,2%
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37.000 |
Malaisie Non atteint
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0,2%
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30.000 |
Japon Non atteint
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0,1%
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24.000 |
Canada Non atteint
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0,1%
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23.000 |
Allemagne Non atteint
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0,1%
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13.000 |
Royaume-Uni Non atteint
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0,1%
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11.000 |
Nouvelle-Zélande Non atteint
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0,1%
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9.800 |
Laos Non atteint
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0%
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7.900 |
La vie khmère tourne autour du riz et de l’eau. Les familles cultivent les champs inondés qui entourent le Tonlé Sap et le Mékong, complétant leur alimentation avec du poisson pêché en abondance dans ces fleuves et ces lacs. Les maisons traditionnelles, construites sur pilotis en bois, protègent des crues saisonnières et organisent la vie commune autour de la cour partagée.
Le calendrier agricole dicte le rythme de l’année, et des fêtes comme le Nouvel An khmer réunissent des familles entières dans des célébrations qui mêlent foi, nourriture et retrouvailles. Le respect des aînés, l’hospitalité et le lien avec le village d’origine restent centraux, même chez ceux qui ont migré vers les villes.
Depuis le XIIIe siècle, le bouddhisme Theravada est la foi prédominante chez les Khmers, vécue au quotidien à travers la visite des temples, les offrandes aux moines et la recherche de mérite spirituel par les bonnes actions. Les wats, répartis dans les villages et les villes, fonctionnent à la fois comme des centres religieux et communautaires, rassemblant les générations autour des fêtes, des rituels et de l’instruction des plus jeunes.
Cette foi bouddhiste coexiste avec des croyances hindoues et animistes héritées d’époques antérieures : esprits protecteurs des lieux, rituels de protection et cultes des ancêtres restent présents aux côtés des pratiques bouddhistes, formant une religiosité en couches qui traverse les générations et façonne la vision khmère du sacré, de la famille et du destin.
La langue khmère dispose d’une Bible complète depuis des décennies, y compris des versions plus récentes en khmer contemporain, ce qui garantit l’accès au texte pour ceux qui savent lire. Malgré cela, la plupart des Khmers ont grandi dans une vision bouddhiste du monde et ont rarement eu un contact direct avec les Écritures. La traduction n’est plus le principal obstacle : le défi est d’amener ce texte déjà disponible jusqu’à ceux qui n’en ont jamais entendu parler.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
- Traduction commencée Terminée
- Portions Terminée
- Nouveau Testament Terminée
- Bible complète Étape actuelle
Données de traduction : Joshua Project.
Être khmer est profondément lié au fait d’être bouddhiste : les temples, les moines et les rituels font partie de l’identité nationale, et embrasser une autre foi peut être perçu comme un abandon de sa propre culture. À cela s’ajoute le poids encore vif du traumatisme laissé par les Khmers rouges, qui blesse la confiance sociale et rend plus difficile l’ouverture à de nouveaux messages, en particulier lorsqu’ils viennent de l’extérieur de la tradition religieuse du peuple.
Des décennies après la violence des Khmers rouges, de nombreuses familles khmères portent encore des blessures émotionnelles transmises entre les générations, sans accès étendu à un accompagnement psychologique ou à des espaces d’écoute. Il existe aussi un besoin de réconciliation sociale et de ressources qui aident des communautés entières à faire face à un passé de pertes massives.
Sur le plan spirituel, il manque aux familles khmères un contact avec des communautés chrétiennes locales qui parlent leur langue et comprennent leur culture, capables d’accompagner de près ceux qui commencent à chercher Jésus dans un environnement majoritairement bouddhiste.
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