jbdodane - Flickr, CC BY-NC 2.0, via Joshua Project
Peuple non atteint
Les Kuvale sont un peuple de pasteurs du sud-ouest de l’Angola, établi surtout dans la province de Namibe, entre le désert et les contreforts du plateau de la Huíla. On les connaît aussi sous le nom de Mucubais, nom sous lequel ils sont consignés dans la littérature en portugais.
Leur vie tourne autour du bétail. Historiquement semi-nomades, ils se déplacent en quête de pâturages et d’eau, et le troupeau est bien plus qu’une source de subsistance : c’est une richesse, un lien entre les familles et une marque de dignité pour chaque maison.
Ils parlent une langue bantoue du sud, proche du herero. Les spécialistes se demandent si elle est un dialecte du herero ou une langue à part entière, mais tous s’accordent pour les décrire comme un peuple pasteur de tradition herero. Depuis quelques décennies, la compétition pour les terres et l’avancée de l’agriculture et des villes resserrent les chemins que leurs troupeaux ont toujours parcourus.
Les chercheurs situent les Kuvale parmi les peuples pasteurs de tradition herero du sud-ouest de l'Angola, ce qui aide à expliquer la proximité de leur langue et de leur mode de vie avec ceux de parents établis plus au sud, comme les Himba. Leur origine exacte est débattue, et une grande partie de ce qui se raconte provient de traditions orales.
Dans la région aride de Namibe, ils ont fait du pastoralisme le fondement de leur identité. Leur mode de vie itinérant n'a pas toujours été compris de ceux qui gouvernaient, et aujourd'hui le peuple cherche à préserver l'accès aux pâturages que leurs familles parcourent depuis des générations.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Angola Non atteint
|
100%
|
109.000 |
Le quotidien s’organise autour des soins au bétail : mener les bêtes au pâturage, aller chercher l’eau, protéger le troupeau des dangers du désert et de la savane. Les hameaux rassemblent les familles autour de l’enclos, et la vie communautaire s’organise à partir de ce centre. Les animaux pèsent dans les décisions importantes, dans les échanges entre familles et dans le prestige de chaque maison.
Comme chez beaucoup de peuples pasteurs, les déplacements saisonniers façonnent le calendrier et les relations. L’hospitalité et le respect des aînés soutiennent la vie en commun. Aujourd’hui, avec moins de terres libres où faire paître les troupeaux et davantage de contacts avec les villes et les marchés, beaucoup de familles concilient la tradition pastorale et de nouvelles façons de subvenir à leurs besoins.
La plupart des Kuvale restent attachés aux religions traditionnelles de leurs ancêtres. Dans ce monde spirituel, la vie du peuple, la santé des troupeaux et le bien-être des familles sont liés au respect dû à ceux qui sont venus avant, et à un univers invisible qui se fait présent au quotidien.
Cette foi n’est pas séparée de la vie : elle s’exprime dans les soins donnés au bétail, dans les rites de la famille et dans les décisions de la communauté. C’est pourquoi parler d’une nouvelle foi touche à quelque chose de plus profond qu’une opinion religieuse, car cela engage la loyauté envers la famille, les aînés et la manière d’être kuvale.
Il n’existe que quelques portions des Écritures en langue kuvale, et la Bible complète n’est pas encore disponible. Cette langue est proche du herero, ce qui peut offrir à une partie du peuple un certain contact avec la Parole par cette voie, mais pour la majorité, entendre clairement les Écritures dans la langue du cœur reste une perspective lointaine. Des traductions adaptées au dialecte, ainsi que des supports oraux et enregistrés, auraient une grande valeur pour une culture de tradition orale.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
La foi traditionnelle est étroitement liée à la famille, aux ancêtres et au bétail lui-même, si bien que suivre une autre foi peut être perçu comme un éloignement du peuple. La vie itinérante et la dispersion des hameaux dans des régions arides rendent rares les contacts suivis avec des chrétiens, et l’absence d’Écritures complètes et d’audio dans la langue rend plus difficile encore que le message soit entendu clairement. À cela s’ajoutent la pression sur les terres et la prudence naturelle envers ceux qui viennent de l’extérieur.
Le peuple fait face à une pression croissante sur les terres de pâturage, ce qui touche directement sa subsistance et son mode de vie. L’accès à l’eau, aux services de santé et à l’éducation, d’une manière qui respecte la culture et la mobilité des familles, constitue un besoin concret pour une population dispersée dans des régions arides et éloignées.
Sur le plan spirituel, il manque encore une communauté de foi née parmi les Kuvale eux-mêmes, avec les Écritures dans leur langue et des disciples capables de marcher avec le peuple, dans le respect de sa culture.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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