Pierre Pouliquin - Flickr, CC BY-NC 2.0, via Joshua Project
Peuple non atteint
Lahu Nyi
Les Lahu Nyi, aussi appelés Lahu Rouges, sont l’une des branches du grand ensemble lahu, un peuple de montagne présent dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et du sud de la Chine. Dans le nord de la Thaïlande, ils vivent dans des villages de versant, répartis sur environ cinq provinces, dont Chiang Mai, Chiang Rai et Mae Hong Son.
Ils parlent le lahu, langue de la famille sino-tibétaine, dans sa variante nyi, et entretiennent une identité propre au sein d’un pays à majorité thaïe. Ils sont connus comme d’habiles chasseurs et poseurs de pièges, ainsi que comme artisans : les femmes tissent et brodent, tandis que les hommes fabriquent des arbalètes et des instruments de musique.
Parmi les Lahu, les Nyi se distinguent par un trait rare : ils construisent des temples pour leurs divinités traditionnelles, ce qui les différencie des autres branches du même peuple. Ils gardent avec soin leur langue, leurs fêtes et les rites qui les relient à leurs ancêtres.
La mémoire des Lahu en général est liée aux montagnes du sud-ouest de la Chine, d'où, au fil des siècles, des familles et des villages ont migré vers le sud, en direction de la Birmanie, du Laos, du Vietnam et de la Thaïlande. Ce mouvement s'est fait peu à peu, à la recherche de nouvelles terres de culture sur les versants.
Des chercheurs qui ont suivi les Nyi du nord de la Thaïlande observent que leurs temples de village semblent garder des échos d'anciens courants bouddhistes venus du Yunnan, mêlés à des influences des peuples taï. L'héritage qu'ils portent est ainsi un tissu de traditions propres, de contacts avec leurs voisins et d'une longue vie de déplacements.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Thaïlande Non atteint
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100%
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3.300 |
La vie s’organise autour du village, généralement petit, dirigé par des responsables locaux avec l’appui des anciens et des spécialistes des rites. Ils pratiquent l’agriculture sur brûlis sur les versants, cultivant du riz, du maïs, des fruits et des légumes. Ils élèvent des porcs et des poules, surtout pour les sacrifices des cérémonies.
Le grand moment de l’année est le Nouvel An, une fête de cinq jours appelée Kho Cha Lor, célébrée entre janvier et mars. C’est un temps pour revoir les parents, renouveler les liens et s’adonner aux prières et aux rites reçus des ancêtres. Le travail manuel fait aussi partie de l’identité : les tissus brodés et les instruments de musique faits à la main se transmettent de génération en génération.
La foi traditionnelle des Lahu Nyi associe le culte des esprits à la vénération des ancêtres. Ils croient en un monde habité par de nombreux êtres spirituels, et la vie religieuse s’organise autour de prières, d’offrandes et de jours réservés, comme la nouvelle lune et la pleine lune, pour rétablir l’harmonie avec le monde invisible. Au-dessus de tous se trouve une divinité suprême, centrale dans la vision du monde lahu.
Les Nyi sont la branche lahu connue pour ériger des temples à leurs dieux, et ces lieux sacrés maintiennent l’unité de la communauté. Pratiquer cette foi est indissociable du fait d’être lahu : les rites marquent la naissance, le mariage, la fondation de nouveaux villages et les saisons de l’année. D’autres branches lahu ont suivi des chemins différents, se tournant vers le Christ ou vers le bouddhisme.
Les Écritures existent déjà en langue lahu, avec des portions et un Nouveau Testament traduits depuis plusieurs décennies et une Bible complète disponible. Il existe aussi des versions à écouter et à lire sur des plateformes numériques. La grande question, cependant, est que ce matériel est né autour d’autres branches du peuple, et il faut savoir dans quelle mesure la variante nyi l’accueille comme la langue du cœur. Pour des communautés de tradition orale, l’audio et la présence de personnes qui lisent et racontent la Parole sont le chemin le plus naturel.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
- Traduction commencée Terminée
- Portions Terminée
- Nouveau Testament Terminée
- Bible complète Étape actuelle
Données de traduction : Joshua Project.
Pour les Lahu Nyi, la religion des ancêtres fait partie de ce que signifie appartenir au village, et la quitter peut sembler une rupture avec la famille et avec les rites qui soutiennent la communauté. Les temples, les fêtes et les sacrifices renforcent ce lien. De plus, ils vivent dans des villages dispersés et d’accès difficile, et les disciples de Jésus sont peu nombreux parmi eux, ce qui rend rare le premier contact avec l’Évangile et avec une Église qui parle leur langue.
Beaucoup de familles dépendent d’une agriculture de subsistance, et les changements de l’économie thaïlandaise exigent de nouvelles compétences, un accès à l’éducation et des moyens de subsistance plus stables. Ce serait une bénédiction que des amis désireux de servir avec respect enseignent des métiers utiles et cheminent aux côtés des villages.
Il existe aussi un besoin spirituel profond : entendre la bonne nouvelle de Jésus dans leur propre langue, la voir vécue avec amour et trouver une communauté de foi qui puisse naître au sein de leur propre culture, et non venir de l’extérieur.
Dans d’autres branches du peuple lahu, de nombreuses familles se sont déjà tournées vers le Christ, ce qui montre que l’Évangile trouve sa place dans la culture lahu. Les Écritures complètes existent dans la langue et sont accessibles en format numérique et en audio. Ces ressources ouvrent la voie pour que les Lahu Nyi entendent eux aussi la Parole, avec le soutien de frères lahu qui partagent la même langue.
Priez pour Lahu Nyi
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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Thaïlande