Peuple non atteint
Les Lao song, aussi appelés Tai song ou Song dam, sont un peuple de langue tai dispersé dans des villages du centre de la Thaïlande. Bien qu’ils habitent des terres thaïlandaises depuis plusieurs générations, ils gardent précieusement la mémoire que leurs ancêtres sont venus de loin, du monde des Tai dam, les « Tai noirs ».
Bien qu’ils soient une branche de ce peuple plus vaste, ils se reconnaissent comme un groupe à part entière et préfèrent le nom de Lao song. Ils parlent le thai song, une langue de la famille kra-dai qui reste vivante dans les foyers et les communautés, et qui coexiste avec le thaï de l’école et du commerce.
Les chercheurs observent que, malgré des décennies de forte influence de la culture thaïlandaise, ils ont conservé le costume traditionnel, la langue et les coutumes. Dans de nombreux villages, la maison, les rites familiaux et le soin des ancêtres demeurent le cœur de la vie collective.
La tradition raconte que les Lao song descendent de communautés tai dam qui vivaient à l'est de Luang Prabang, dans le nord de l'Asie du Sud-Est. En temps de guerre entre royaumes, des armées siamoises emmenèrent des familles entières de cette région comme captives, en deux grandes vagues : la première sous le règne de Phra Nangklao, entre 1824 et 1851, et la seconde vers les années 1870.
Les nouveaux venus furent installés dans différentes provinces du centre du pays, où ils travaillèrent à des chantiers et servirent la cour. Avec le temps, les communautés se dispersèrent, de Phitsanulok, au nord, jusqu'à Chumphon, au sud. Malgré cela, leurs descendants ne se considèrent pas simplement comme des Tai dam : ils se comprennent comme des Lao song, un peuple doté d'un nom et d'une histoire propres.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Thaïlande Non atteint
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100%
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37.000 |
Les Lao song vivent dans des villages répartis dans plusieurs provinces du centre de la Thaïlande, et l’agriculture a toujours été la base de leur subsistance, à côté de métiers manuels traditionnels. La vie familiale s’organise autour de la maison, et les liens entre parents et voisins soutiennent l’entraide lors des récoltes, des mariages et des funérailles. Avec la scolarisation et le travail en ville, beaucoup de jeunes parlent thaï au quotidien, mais reviennent au village lors des grands rassemblements du peuple.
L’identité s’exprime dans le costume traditionnel, la langue et les rites domestiques, et l’hospitalité est un motif de fierté. Cet attachement aux origines coexiste avec des changements rapides, et de nombreuses communautés se demandent comment transmettre à leurs enfants ce qui les a faits ce qu’ils sont.
La majorité des Lao song se déclarent bouddhistes de tradition theravada, et le temple fait partie du calendrier des familles, avec ses offrandes, ses fêtes et ses cérémonies de mérite. En même temps, la foi ancienne dans le monde des esprits, d’où vient la tradition animiste des ancêtres, coexiste avec le bouddhisme et reste présente dans la vie de nombreux foyers.
Le respect des ancêtres fait partie de la famille, et les rites domestiques expriment ce soin, surtout dans les moments de maladie, de décision ou de deuil. Pour beaucoup, être Lao song et honorer les ancêtres vont de pair, et abandonner ces pratiques peut ressembler à un abandon de sa propre famille.
Il n’existe que des portions des Écritures en thai song, et le peuple ne dispose pas encore du Nouveau Testament ni de la Bible complète dans la langue du cœur. C’est pourquoi beaucoup de ceux qui entendent parler de Jésus l’entendent en thaï, ce qui n’atteint pas toujours les couches les plus profondes de l’identité et de la famille. Une traduction plus complète, accompagnée de matériels dans des formats accessibles à ceux qui préfèrent écouter plutôt que lire, aiderait la Parole à résonner comme quelque chose qui appartient au peuple.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Pour beaucoup de Lao song, la foi est liée à l’identité : le bouddhisme du temple et les rites rendus aux ancêtres sont perçus comme une part inséparable de l’appartenance au peuple. Suivre Jésus peut être interprété comme une rupture avec la famille et avec le village. De plus, les communautés sont dispersées dans de nombreuses provinces, les chrétiens sont encore peu nombreux parmi eux, et l’absence d’Écritures complètes dans leur propre langue rend difficile de comprendre l’Évangile comme un message qui leur appartient aussi.
Les Lao song ont besoin, avant tout, d’entendre l’Évangile de manière claire, dans leur langue et par l’intermédiaire de personnes qui comprennent leur culture. Il faut des Écritures complètes dans la langue du cœur et des matériels qui parviennent aux familles dans des formats accessibles.
Ils ont aussi besoin de communautés de foi qui naissent au sein du peuple lui-même, afin que celui qui croit ne marche pas seul. Au milieu des changements apportés par la vie urbaine et la migration des jeunes, beaucoup cherchent du sens et un sentiment d’appartenance, et il y a de la place pour que l’espérance en Christ soit connue et accueillie dans le respect de la culture.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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