Peuple non atteint
Les Loloan-Malais, aussi appelés Malais de Bali, forment une communauté musulmane installée à l’extrême ouest de l’île, au milieu d’une majorité hindoue balinaise. Leurs villages les plus connus se trouvent dans la région de Negara, dans le district de Jembrana, comme Loloan Barat, Loloan Timur, Cupel et Perancak. Le nom Loloan est souvent associé à l’embouchure de la rivière, là où l’eau rencontre la mer et où les premiers habitants se sont établis.
Leur identité est faite de rencontres. Parmi leurs ancêtres, on compte des Bugis de Sulawesi, des Malais et des gens venus de Kalimantan, ainsi que des chefs religieux d’ascendance arabe. De ce mélange est né un peuple nouveau, qui ne se définit plus par aucune des origines prises isolément, mais simplement comme loloan.
Ils parlent une variété de malais fortement influencée par le balinais et portent une manière d’être singulière : fièrement musulmans, profondément balinais dans la vie quotidienne, et reconnus pour leurs maisons surélevées sur pilotis, qui tranchent avec le paysage environnant.
La tradition raconte qu'au XVIIe siècle, des groupes de musulmans sont arrivés sur le littoral de Jembrana. Certains récits parlent de guerriers bugis qui avaient quitté Sulawesi après la chute de leur royaume face aux Hollandais ; d'autres évoquent des érudits religieux et leurs disciples venus enseigner l'islam. Les dates et le nombre de vagues d'arrivée varient selon la mémoire locale, mais tous se souviennent que le roi de Jembrana a autorisé l'installation.
Avec le temps, des Malais de Kalimantan et de la péninsule malaise sont aussi arrivés, et la communauté s'est développée autour d'un chef d'origine arabe qui a organisé le village. Des siècles de cohabitation avec les royaumes balinais ont façonné un peuple qui garde sa foi tout en partageant des coutumes avec ses voisins.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Indonésie Non atteint
|
100%
|
30.000 |
Les Loloan vivent dans des villages compacts au bord de la rivière et de la mer, dans des maisons en bois sur pilotis, d’inspiration bugis, bâties à environ deux mètres du sol et décorées de calligraphie arabe. La vie tourne autour de la famille, de la mosquée et de maîtres religieux respectés. Beaucoup travaillent dans la pêche, l’agriculture et le petit commerce, et l’emploi stable ainsi que l’irrigation restent parmi les préoccupations du quotidien.
La cohabitation avec les Balinais a laissé de belles empreintes. Des coutumes comme le megibung, le repas partagé en cercle, et le ngejot, l’échange de nourriture entre voisins lors des jours de fête, sont pratiquées dans les villages musulmans et expriment une hospitalité qui traverse les différences de foi. C’est une culture qui sait accueillir et qui est fière d’avoir fait de la différence une manière de vivre en paix.
La foi des Loloan est l’islam sunnite, vécu avec sérieux et transmis de génération en génération. La mosquée, les célébrations du calendrier islamique et le respect de la loi religieuse structurent la vie de la communauté, et la mémoire des ancêtres qui ont apporté l’islam à Jembrana est un sujet de grand honneur.
À côté de la pratique officielle, certaines familles conservent des croyances populaires, comme la crainte des esprits et le recours à une protection magique, héritage de l’environnement spirituel de l’île. Être loloan et être musulman sont, dans les faits, une seule et même chose : la foi soutient l’identité du peuple, et c’est pourquoi abandonner l’islam est souvent compris comme une rupture avec la famille et avec la communauté elle-même.
La langue du cœur des Loloan est un malais de tournure balinaise, et lire n’importe quelle Écriture dans cette langue reste un défi. Un travail de traduction biblique a déjà été entamé, et un enseignement biblique en audio est disponible, ce qui convient bien à une culture de communication orale. Pour beaucoup, l’indonésien est la langue d’étude et de commerce, mais c’est dans la langue parlée à la maison que le message touche le plus profondément.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Pour les Loloan, la foi et l’identité vont de pair : suivre Jésus semble revenir à abandonner le peuple, la famille et l’histoire des ancêtres qui ont apporté l’islam dans la région. À cela s’ajoute le fait qu’ils vivent dans des villages soudés et que la présence chrétienne dans le voisinage est minime, de sorte que peu de personnes ont eu l’occasion de connaître personnellement quelqu’un qui suit le Christ. La traduction encore balbutiante de l’Écriture dans la langue locale et la faible présence d’Églises ou de témoins issus de leur propre milieu complètent le tableau.
Il existe de vrais besoins pratiques dans les villages loloan, comme un travail durable, l’irrigation et l’accès à des services de base tels que l’électricité, et un développement juste et respectueux peut ouvrir des portes de confiance et d’amitié.
Sur le plan spirituel, ce peuple a besoin de connaître Jésus dans sa propre langue, par des amitiés sincères, par l’audio et par des récits qui respectent la culture. Il a besoin, surtout, que surgissent des disciples du Christ issus du milieu loloan lui-même, capables de vivre leur foi sans cesser de faire partie de leur peuple, et de communautés où ils pourront être accueillis et formés comme disciples.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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