Peuple non atteint
Les Malais du Cap sont une communauté musulmane d’Afrique du Sud, aussi appelée les musulmans du Cap. Ils vivent surtout au Cap, où le quartier de Bo-Kaap, avec ses maisons colorées et ses rues en pente, est leur cœur historique et culturel. Il existe aussi de plus petites communautés dans d’autres grandes villes du pays.
Le nom « malais » est une simplification : la plupart de leurs ancêtres venaient de l’archipel indonésien, et d’autres sont arrivés d’Inde, de Madagascar et d’autres régions d’Afrique. Beaucoup s’identifient davantage par la foi islamique que par une origine asiatique quelconque, et c’est la religion qui les unit en un seul peuple.
Ils parlent afrikaans au quotidien, et l’anglais est aussi courant. Au fil des siècles, ils ont laissé une empreinte profonde sur la cuisine, la musique, la couture, la construction et la vie religieuse du Cap. Aujourd’hui, on les trouve à de nombreux niveaux de la société sud-africaine, de la pauvreté à l’université et à la politique.
L’histoire de ce peuple commence avec la colonisation néerlandaise du Cap, à partir de 1652. Dans les décennies suivantes, la colonie a fait venir des personnes de l’archipel indonésien, d’Inde et de Madagascar, la plupart comme travailleurs maintenus en esclavage. Parmi eux se trouvaient des artisans, des tailleurs et aussi des maîtres religieux exilés, comme le cheikh Yusuf, arrivé en 1694, qui a gardé vivante la foi islamique dans des conditions difficiles.
Pendant longtemps, la pratique de l’islam a été restreinte, et la première mosquée du Cap, la mosquée Auwal, n’est apparue qu’en 1794. Avec l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique, dans les années 1830, Bo-Kaap est devenu le foyer de nombreuses familles affranchies. Sous l’apartheid, ils ont été classés dans une position intermédiaire entre les Noirs et les Blancs, une expérience qui a façonné la mémoire collective du groupe.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Afrique du Sud Non atteint
|
100%
|
350.000 |
La famille est le centre de la vie, et les liens entre parents sont forts. Beaucoup de jeunes accèdent aujourd’hui à l’université, mais une partie de la communauté fait encore face à la pauvreté. La tradition des métiers, comme la construction et la couture, se transmet de génération en génération.
La table est un motif de fierté : la cuisine du Cap, aux saveurs douces et épicées, a apporté au pays des plats qui font aujourd’hui partie de l’identité sud-africaine. La musique et les fêtes communautaires, liées au calendrier religieux, entretiennent le sentiment d’appartenance. Le quartier de Bo-Kaap reste le lieu où cet héritage est conservé et montré avec fierté, et l’attention portée à la famille et aux voisins rythme la vie quotidienne.
Ils sont musulmans, et la foi est inséparable de l’identité du peuple. L’islam au Cap a été façonné par des maîtres exilés de l’archipel indonésien et présente un caractère marqué par le soufisme, avec la vénération des tombes d’hommes saints, appelées kramats, que beaucoup de familles visitent. La tradition est sunnite, de l’école chaféite, et beaucoup d’enfants fréquentent des écoles coraniques.
Être Malais du Cap et être musulman, c’est en pratique la même chose. Celui qui se met à suivre Jésus risque de n’être plus considéré comme faisant partie de la communauté, ce qui peut signifier perdre sa famille, son voisinage et sa place dans le quartier. C’est pourquoi la foi en Christ est rarement abordée ouvertement.
La Bible complète existe en afrikaans, la langue du quotidien du peuple, et il y a aussi des films sur la vie de Jésus, un enseignement biblique en audio, des applications pour téléphone mobile et un abécédaire d’alphabétisation dans cette langue. Le problème n’est donc pas l’absence de la Parole dans la langue du cœur. C’est qu’elle n’arrive presque jamais à ceux qui vivent au sein de la communauté, entourée d’une forte pression sociale et de l’idée que lire les Écritures chrétiennes, c’est abandonner son propre peuple.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
La plus grande barrière est identitaire : abandonner l’islam revient à cesser d’être Malais du Cap. La peur du rejet de la famille et du quartier maintient le sujet hors des conversations. À cela s’ajoute la méconnaissance mutuelle, car chrétiens et musulmans de la région vivent souvent côte à côte sans nouer de liens d’amitié, et le message de l’évangile arrive fréquemment d’une manière éloignée de leur réalité. Des siècles de mémoire de l’oppression rendent aussi la communauté prudente envers ce qui semble venir de l’extérieur.
Beaucoup de familles ont besoin d’opportunités d’études et de travail qui aident à surmonter la pauvreté. Il faut des amitiés sincères, des ouvriers qui prennent soin des besoins matériels comme spirituels, et une présentation de l’évangile qui dialogue avec la vie réelle du peuple.
Les rares personnes qui croient en Jésus ont besoin de protection, d’accueil et d’une communauté où elles puissent grandir dans la foi. Il faut aussi former et encourager les chrétiens qui vivent près de voisins musulmans.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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