Peuple
Les Mehinaku sont un peuple autochtone qui vit sur les rives du Tuatuari et du Kurisevo, dans le parc autochtone du Xingu, au Mato Grosso. Parlant une langue de la famille arawak, ils font partie de l’ensemble des peuples du Haut-Xingu qui, malgré des langues et des origines différentes, partagent des coutumes, des rituels et une manière d’organiser la vie collective.
Les peuples voisins les connaissent pour une spécialité qui nourrit les échanges et les alliances dans la région : la production de sel à partir de plantes aquatiques. Ce savoir-faire, associé à la poterie et à d’autres métiers artisanaux, donne aux Mehinaku une place particulière dans le réseau complexe de parenté et de commerce qui unit les villages du Xingu.
L’identité mehinaku est profondément liée à la langue et au territoire. Pour eux, ceux qui parlent la langue du village appartiennent au même monde social, tandis que les personnes extérieures, même les voisins proches, sont considérées comme faisant partie d’un autre univers.
Le plus ancien village mehinaku connu, Yulutakitsi, existait déjà vers 1850. Les explorateurs qui ont visité la région à la fin du XIXe siècle ont trouvé ce peuple réparti entre des villages et un campement saisonnier utilisé pendant la saison sèche, signe d’une vie organisée depuis des générations sur les rives des affluents du Xingu.
Dans les années 1950 et 1960, les Mehinaku ont subi des déplacements forcés à cause de conflits avec des peuples voisins et ont perdu une part importante de leur population lors d’épidémies de grippe et de rougeole venues de l’extérieur. Ils ont reconstruit leur village ailleurs et, avec le temps, stabilisé leur population, encore aujourd’hui bien moins nombreuse que celle recensée par les explorateurs à la fin du XIXe siècle, tout en gardant vivantes la langue et les coutumes qui les distinguent dans le Haut-Xingu.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Brésil Peu atteint
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100%
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300 |
La vie mehinaku s’articule autour de la culture du manioc et du maïs, de la pêche dans les cours d’eau de la région et de la cueillette du pequi, un fruit qui occupe également une place centrale dans les rituels du village. Les maisons, qui abritent des familles élargies de dix à douze personnes, n’ont pas de cloisons intérieures : la vie quotidienne se déroule à la vue de tous, et l’intimité individuelle est rare, presque inexistante.
Le village s’organise autour d’une place centrale, selon un axe qui sépare l’espace masculin, consacré à la vie publique, de l’espace domestique, davantage associé aux femmes. Les mariages, de préférence au sein du même peuple, et un vaste réseau de parenté assurent la cohésion sociale et régissent presque tous les aspects de la vie communautaire.
La cosmologie mehinaku divise l’humanité en trois grands groupes : les peuples du Haut-Xingu, avec lesquels ils partagent une origine et des coutumes ; les peuples extérieurs considérés comme étrangers à leur monde ; et les Blancs. Cette vision du monde oriente les alliances, les mariages et même le choix des langues à apprendre, et entretient une religiosité traditionnelle centrée sur les esprits de la nature et des ancêtres.
Les fêtes et les rituels rythment le calendrier du village, comme la cérémonie qui célèbre l’esprit d’un colibri et le rite funéraire qui rend hommage aux morts, réunissant les villages voisins pour des journées d’échanges, de chants et de danses. C’est à travers ces rituels, transmis de génération en génération, que le peuple maintient vivante sa relation avec le monde spirituel.
Quelques portions des Écritures ont déjà été traduites en mehinaku, mais ni le Nouveau Testament ni la Bible complète n’existent encore dans la langue du peuple. Parlé par un petit groupe concentré dans quelques villages, le mehinaku reste une langue presque entièrement orale au quotidien, ce qui constitue une difficulté supplémentaire pour la traduction et la diffusion de la Parole, afin que le message touche réellement le cœur du peuple.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
- Traduction commencée Terminée
- Portions Étape actuelle
- 3 Nouveau Testament Reste à faire
- 4 Bible complète Reste à faire
Données de traduction : Joshua Project.
Vivant dans des villages isolés à l’intérieur du parc autochtone du Xingu, les Mehinaku ont très peu de contacts avec des Églises ou des communautés chrétiennes établies. L’identité du peuple est étroitement liée aux rituels et à la cosmologie traditionnels, si bien qu’embrasser une autre foi peut être ressenti comme un éloignement de son propre village et du réseau de parenté qui soutient toute la vie sociale. À cela s’ajoutent le petit nombre de locuteurs et l’absence d’une traduction complète des Écritures, qui laissent au peuple un accès encore très limité à l’Évangile.
Petit peuple concentré dans quelques villages, les Mehinaku ont besoin que leur langue et leurs coutumes continuent d’être préservées face aux pressions venant de l’extérieur du territoire autochtone. Sur le plan spirituel, il leur manque l’accès à la Bible complète dans leur propre langue ainsi que la présence de frères et sœurs dans la foi qui cheminent à leurs côtés, respectent leur culture et communiquent l’Évangile d’une manière compréhensible dans leur propre univers.
Priez pour Mehinaku
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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