Peuple non atteint
Les Nisu du nord-ouest vivent dans la province du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine. Leur région est la préfecture autonome de Dali, dans les districts de Yangbi, Yongping et Yunlong, et ils ne sont connus qu’en territoire chinois. Ils font partie d’une famille plus large de peuples que la Chine rassemble sous la grande appellation yi.
Ils parlent une langue propre, d’origine sino-tibétaine, sans forme écrite connue. C’est pourquoi la mémoire du peuple vit dans la voix : dans les histoires racontées en famille, dans les rituels et dans les coutumes transmises de génération en génération. Ce qui a été consigné par écrit à leur sujet est rare.
C’est un peuple d’agriculteurs, attaché à la terre, au riz et aux animaux qui font vivre la maison. Leur identité s’exprime dans la langue, dans la parenté et dans le soin accordé aux ancêtres, qui demeurent une part importante de la vie de la communauté.
On a peu écrit sur l'histoire des peuples tribaux du Yunnan, et les Nisu du nord-ouest ne font pas exception. Ce qu'ils savent d'eux-mêmes a été gardé par la tradition orale : qui étaient les ancêtres, comment les familles se sont établies dans la région et comment les coutumes ont été transmises des parents aux enfants.
Ils appartiennent à l'ensemble des peuples tibéto-birmans qui habitent depuis des siècles le sud-ouest de la Chine, et leur langue est apparentée à d'autres du même groupe. Avec peu de documents écrits, la mémoire collective dépend de la transmission orale entre les générations, qui donne sens au passé du peuple.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Chine Non atteint
|
100%
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27.000 |
La vie des Nisu du nord-ouest tourne autour de l’agriculture. Ils cultivent le riz et élèvent des animaux, et le rythme des saisons organise le travail, la vie commune et les célébrations. La famille est le centre de la vie sociale, et les obligations envers les proches, vivants et défunts, orientent bien des décisions du quotidien.
Comme la langue n’a pas d’écriture, le savoir circule par la conversation, par la mémoire et par la participation aux rituels de la communauté. C’est ainsi que les enfants apprennent la langue, les histoires et la place qu’ils occupent dans la famille et dans le peuple. Les liens entre voisins et parents soutiennent la vie de tous les jours dans la communauté.
La majorité suit des religions ethniques traditionnelles, centrées sur le monde des esprits et le respect des ancêtres. Quand quelqu’un meurt, un prêtre conduit un rituel avec des offrandes, comme de l’argent symbolique ou des animaux. On croit qu’elles aident l’esprit du défunt à atteindre Ngomi, le monde des morts, et lui assurent des ressources pour la vie là-bas.
Ces rituels ont aussi un sens pour ceux qui restent : ils cherchent la prospérité de la famille et visent à éviter la colère des dieux. Ainsi, la foi n’est pas seulement une idée privée, mais une pratique communautaire qui unit les générations et exprime l’amour et le devoir envers ceux qui sont partis. Une partie du peuple ne se déclare pas religieuse, et très peu connaissent Jésus.
Il n’existe pas d’Écritures dans la langue des Nisu du nord-ouest, et la langue n’a pas de forme écrite connue. Cela signifie que la Parole de Dieu n’est pas encore parvenue au peuple dans la langue du cœur. Comme leur tradition est orale, le chemin le plus naturel pour le message est la voix : des histoires bibliques racontées, enregistrées et répétées en famille, au rythme de ceux qui apprennent en écoutant. Tout travail de traduction devra commencer par écouter la langue et respecter sa manière de raconter.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
La traduction n'a pas encore commencé dans cette langue.
Données de traduction : Joshua Project.
La première barrière est l’absence de la Parole dans la langue du peuple : sans Écritures et sans écriture, le message du Christ dépend de quelqu’un qui le raconte de façon orale et compréhensible. La deuxième est le poids des coutumes liées aux ancêtres, qui font de la religion traditionnelle une part de la loyauté envers la famille et la communauté. S’y ajoute la faible présence de chrétiens parmi eux, si bien que beaucoup n’ont jamais entendu l’Évangile de la bouche de quelqu’un qui parle leur langue.
Les Nisu du nord-ouest ont besoin, avant tout, de quelqu’un qui écoute leur langue et la valorise, en reconnaissant que leur culture orale est un trésor et non un obstacle. Ils ont besoin d’histoires de l’Évangile racontées clairement et dans leur propre langue, et d’une réponse à la question que les rituels portent déjà : que devient celui qui est parti et comment la famille peut-elle vivre en paix.
Il y a aussi le besoin d’une communauté chrétienne. Celui qui connaîtra Jésus trouvera difficilement près de lui d’autres croyants, et aura besoin de compagnie, d’enseignement et de soutien pour grandir dans la foi au sein de sa propre famille.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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