Peuple non atteint
Nubri
Les Nubri vivent dans la vallée de Nubri, dans le district de Gorkha, province de Gandaki, au nord du Népal, dans la région du mont Manaslu, l’une des grandes montagnes du monde. On les connaît aussi sous les noms de Larke ou Larkye, et ils se reconnaissent comme un peuple de culture tibétaine, avec une langue et des traditions propres. Leurs villages s’étagent à différentes altitudes, des plus basses, où le climat permet les cultures, jusqu’aux hameaux de pâturage presque à la limite des neiges.
C’est un petit peuple, à la vie discrète, qui se partage entre l’agriculture d’altitude, l’élevage des yaks et le commerce avec les voisins tibétains. Le visiteur y trouve des monastères de village et des drapeaux de prière flottant au vent, signes d’une foi qui suit le rythme des saisons.
Vivant loin des grands centres, les Nubri doivent aujourd’hui relever le défi de garder vivantes leur identité et leur langue alors que le monde arrive dans les vallées.
Les Nubri forment un peuple d'origine tibétaine, et leur culture garde des liens avec le Tibet occidental, l'ancienne région de Ngari, que l'on perçoit encore dans le dialecte et dans les modes de vie. Pendant longtemps, la vallée a été reliée aux routes commerciales qui traversent la frontière.
La vie religieuse de la vallée a de profondes racines. Le monastère de Serang Gompa a environ cinq cents ans, et le titre de Nubri Lama s'est transmis de père en fils pendant cinq siècles, jusqu'à la mort du onzième lama, en 2006. Aujourd'hui, chez les plus jeunes, la langue locale montre des signes de changement, et le peuple doit décider comment préserver ce qu'il a reçu de ses ancêtres.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Népal Non atteint
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100%
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1.700 |
La vie des Nubri suit les saisons et l’altitude. Dans les zones les plus basses, les familles cultivent le maïs, le blé et d’autres céréales ; dans les parties plus hautes, elles élèvent des yaks, des chèvres et des moutons, dont elles tirent viande, lait et laine. Beaucoup de Nubri sont aussi commerçants : ils transportent des céréales et des marchandises du Népal et les échangent avec les Tibétains contre de la laine et du sel, comme ils le font depuis des générations.
Les mariages ont généralement lieu au sein de la communauté nubri ou avec des familles de la communauté voisine de Kutang, ce qui entretient les liens entre les vallées. La vie à haute altitude est rude, elle exige la coopération entre parents et voisins, et l’hospitalité et l’entraide font partie de l’art de vivre dans les villages de la vallée.
Les Nubri suivent le bouddhisme tibétain, dans sa forme lamaïste, et les monastères de la vallée ont traditionnellement suivi l’école Nyingma. La foi est tissée avec l’identité : être nubri, c’est appartenir à un héritage de monastères, de lamas, de drapeaux de prière et de récitations, transmis de génération en génération.
Cette pratique incorpore des éléments de l’ancienne religion bön, de nature chamanique, courante chez les peuples de culture tibétaine. Il y a un fort sens du monde spirituel, où les rites et les prières cherchent la protection, la santé et la bonne marche de la vie. Presque tous les Nubri se disent bouddhistes, et il est très rare de trouver parmi eux quelqu’un qui suive le Christ.
Le nubri est une langue tibéto-birmane, apparentée au tibétain, mais avec une forme propre et des dialectes distincts. C’est une langue sans tradition écrite établie, et les ressources bibliques disponibles dans cette langue sont pratiquement inexistantes. C’est pourquoi le chemin le plus probable pour la Parole est l’oral : enregistrements audio et récits bibliques dans la langue locale, qui peuvent atteindre les familles des villages isolés et ceux qui ne lisent pas.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
- Traduction commencée Étape actuelle
- 2 Portions Reste à faire
- 3 Nouveau Testament Reste à faire
- 4 Bible complète Reste à faire
Données de traduction : Joshua Project.
Pour les Nubri, la foi bouddhiste fait partie inséparable de ce qu’ils sont, des rites de la vallée et de la mémoire des ancêtres, de sorte que suivre une autre voie peut sembler revenir à abandonner son propre peuple. L’isolement des montagnes, les longues distances entre les hameaux et la quasi-absence de témoignage chrétien dans leur langue rendent rare même une première conversation sur Jésus. Le manque de matériel biblique dans la langue locale accentue encore cette distance.
Le besoin le plus grand est spirituel : savoir que Dieu, en Jésus-Christ, a offert le pardon des péchés comme un don, sans qu’il soit nécessaire de le mériter par des œuvres et des rituels. Il faut que la bonne nouvelle parvienne dans la langue du cœur du peuple, sous des formes que l’on puisse entendre et répéter.
Il manque des Écritures et des enregistrements dans leur langue, une communauté de foi qui soit la leur et des personnes prêtes à vivre parmi eux avec patience, en apprenant la langue et la culture, malgré la dureté de la vie en altitude.
Priez pour Nubri
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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