Peuple non atteint Frontière
Les Sultan Khel sont un clan du grand peuple pashtoune, l’un des plus vastes groupements tribaux d’Asie. Le nom du clan porte le suffixe khel, qui identifie la descendance au sein des vastes confédérations pashtounes, chacune divisée en branches et sous branches dotées de leur propre généalogie. Ils vivent dans les provinces pakistanaises de Khyber Pakhtunkhwa et du Baloutchistan, région montagneuse qui abrite depuis des siècles des tribus pashtounes organisées par lignée et par territoire.
Ils parlent le pashto du nord, l’un des principaux dialectes de la langue pashto, héritée de générations de poètes, de guerriers et de marchands qui ont traversé cette partie de l’Asie. Plus qu’une ethnie, être pashtoune, c’est suivre un code de vie propre, qui façonne l’identité des Sultan Khel autant que la foi qu’ils professent. Cet héritage de langue et de coutumes les lie à des millions d’autres Pashtounes disséminés entre le Pakistan et l’Afghanistan, malgré les lignes tracées par les cartes politiques.
Le nom Sultan Khel suit la tradition pashtoune consistant à nommer les clans d'après un ancêtre commun, sultan, auquel s'ajoute le suffixe khel. Cette structure généalogique organise depuis des siècles les grandes confédérations pashtounes, chacune divisée en tribus et sous tribus qui préservent leur propre ligne de descendance et leur propre territoire.
Au XIXe siècle, une ligne tracée par des administrateurs britanniques a séparé les terres pashtounes entre l'Afghanistan et ce qui allait devenir le Pakistan, mais les liens de parenté et la loyauté tribale sont restés plus forts que toute division administrative. Les Sultan Khel sont demeurés fixés sur les hautes terres de Khyber Pakhtunkhwa et du Baloutchistan, gardant vivante la structure de clan qui les a toujours définis.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Pakistan Non atteint
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100%
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209.000 |
Sur les hautes terres où ils vivent, les Sultan Khel font vivre leur famille par l’agriculture, l’élevage et le petit commerce, s’adaptant à un terrain aride et montagneux. La vie s’organise autour du clan et du village : les décisions importantes, les différends et les alliances passent par la jirga, le conseil des anciens qui, aujourd’hui encore, règle les conflits et fixe les orientations de la communauté. Les familles élargies vivent souvent sous le même toit ou dans des maisons voisines, unies par une même lignée paternelle.
L’hospitalité est une valeur suprême : on reçoit l’hôte, même un étranger, avec ce que la maison a de meilleur, sans rien attendre en retour. L’honneur, la loyauté envers le clan et la défense de sa propre parole guident pratiquement toute relation sociale chez les Sultan Khel.
Les Sultan Khel sont des musulmans sunnites, et la foi islamique est si étroitement mêlée à l’identité pashtoune que les deux se confondent presque : être pashtoune, c’est dans la pratique être musulman. La mosquée et la figure du mollah orientent la vie religieuse des villages, et les prières quotidiennes ainsi que le jeûne du Ramadan rythment le calendrier de la communauté aux côtés des anciennes coutumes tribales, comme le code d’honneur qui régit lui même la communauté.
Quitter l’islam n’est pas perçu seulement comme un choix religieux, mais comme une rupture avec le clan et la famille elle même, une chose qui touche à l’honneur de tous les proches.
La langue pashto dispose d’Écritures publiées depuis plus de deux siècles, avec un Nouveau Testament paru dès le début du XIXe siècle et une Bible complète venue plus tard, révisée à plusieurs reprises au fil du temps. Malgré cela, chez les Sultan Khel, cette portée reste pratiquement théorique : plus d’un siècle de présence chrétienne dans la région n’a produit, à notre connaissance, aucun mouvement de foi durable parmi eux, et la Parole demeure éloignée du quotidien des villages.
Chez les Sultan Khel, la foi est inséparable de l’identité de clan : abandonner l’islam sonne comme une trahison de sa propre lignée, et non comme un simple changement de croyance. Le code d’honneur qui régit la vie tribale fait de la conversion un risque social et physique bien réel, capable de coûter l’appartenance à la famille et à la communauté. À cela s’ajoutent l’isolement relatif des hautes terres où ils vivent et l’absence, à notre connaissance, de tout croyant local ou de communauté chrétienne à proximité, ce qui rend rare jusqu’au premier contact avec l’Évangile.
Vivant sur un terrain difficile et souvent éloigné des centres urbains, les Sultan Khel font face à des besoins concrets de subsistance, d’accès à l’éducation et aux services essentiels. Sur le plan spirituel, le plus grand manque est l’absence connue de toute communauté chrétienne en leur sein : il n’y a, à notre connaissance, personne pour servir de pont entre le message de l’Évangile et la vie du clan.
Celui qui viendra un jour suivre Jésus parmi les Sultan Khel aura besoin de protection, d’accompagnement et d’une communauté qui l’accueille sans exiger qu’il cesse d’être qui il est.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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