Peuple non atteint
Tibétain Deqen
Les Tibétains deqen vivent dans le nord-ouest de la province du Yunnan, en Chine, dans des vallées profondes et des montagnes élevées où de grands fleuves courent au fond de gorges étroites. Le nom du peuple vient de Dêqên, la préfecture autonome tibétaine et le district qu’ils occupent, une région d’altitude, de villages dispersés sur les versants et de longs hivers.
Ils sont tibétains par la langue, la religion et les coutumes, mais conservent des traits propres. Le dialecte qu’ils parlent et leurs coutumes les distinguent de leurs voisins tibétains de Shangri-La, et la différence de parler est assez grande pour que la conversation entre les deux groupes soit difficile. Cela fait des Deqen un peuple au visage propre au sein du monde tibétain.
Il existe aussi des communautés deqen au Myanmar, ce qui rappelle que ce peuple est plus vaste que la carte d’une seule province.
La région de Dêqên est restée longtemps dans l'orbite culturelle du Tibet, et le bouddhisme tibétain a façonné la vie de ses vallées au fil des siècles. Au début du XVIIIe siècle, en 1703, la zone est passée sous contrôle chinois et appartient depuis au Yunnan, ce qui a placé le peuple entre deux mondes : la tradition tibétaine d'un côté et l'administration chinoise de l'autre.
À la fin du XIXe siècle, des missionnaires catholiques sont arrivés dans ces vallées et ont recueilli les premières conversions. Ils ont laissé une présence chrétienne petite, mais durable, qui distingue les Deqen des autres groupes tibétains.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Chine Non atteint
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99%
|
120.000 |
Myanmar (Birmanie) Non atteint
|
1%
|
1.200 |
La vie des Deqen se déroule dans des vallées découpées, où les villages sont dispersés sur les versants et où les chemins de montagne relient parents et voisins. La distance entre un hameau et un autre pèse sur la manière dont les gens se rendent visite et s’entraident, et l’altitude comme le froid rythment les saisons et le travail.
Comme dans tout le monde tibétain, la famille et la communauté du village occupent le centre de la vie. Les Deqen parlent un dialecte khams du sud et ont des coutumes qui les distinguent des Tibétains de Shangri-La, au point que la conversation entre les deux groupes n’est pas toujours aisée. Ce parler et ces coutumes font partie de ce qui les amène à se reconnaître comme un peuple au visage propre, même au sein du grand monde tibétain.
La grande majorité des Deqen suivent le bouddhisme tibétain. La foi fait partie du quotidien : elle façonne le calendrier, la relation avec les monastères, le respect envers les maîtres spirituels et la manière de considérer la souffrance, le mérite et la vie après la mort. Pour beaucoup, être tibétain et être bouddhiste, c’est la même chose.
Il y a pourtant une particularité. Les Deqen comptent la plus forte présence chrétienne parmi les groupes tibétains, héritage d’une communauté catholique qui remonte à la fin du XIXe siècle. Cela signifie que, pour certains, le Christ n’est pas un nom étranger, et que la foi chrétienne fait déjà partie, même discrètement, de l’histoire de ces vallées.
L’Écriture existe en tibétain depuis assez longtemps : des portions ont été traduites au XIXe siècle, le Nouveau Testament est paru en 1885 et la Bible complète en 1948. La difficulté tient à ce que le dialecte khams du sud parlé par les Deqen diffère du tibétain écrit standard, et que, pour qui a peu de scolarité, la lecture peut être ardue. C’est pourquoi l’audio et les ressources orales dans la langue du cœur seraient un chemin précieux pour que la Parole atteigne les villages de montagne.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
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- 4 Bible complète Reste à faire
Données de traduction : Joshua Project.
Pour le peuple deqen, la foi bouddhiste est entrelacée avec l’identité tibétaine, de sorte que suivre une autre voie peut sembler revenir à cesser d’être tibétain. L’isolement des montagnes rend difficile la rencontre entre villages et entre croyants. De plus, la petite communauté chrétienne existante est peu connue en dehors de son cercle, et les supports ainsi que le témoignage en dialecte deqen manquent. Dans un contexte de fort contrôle de la vie religieuse, exprimer ouvertement sa foi en Jésus comporte aussi des risques.
Les Deqen ont besoin de ressources dans la langue qu’ils comprennent, en audio et par écrit, qui présentent Jésus de manière claire et respectueuse de la culture tibétaine. Ils ont aussi besoin de discipulat pour ceux qui croient déjà, de responsables locaux bien formés et de liens de communion entre les petites communautés dispersées dans les vallées.
Comme dans beaucoup de régions de montagne, l’accès à l’éducation et aux services est aussi un défi, et il est important que les changements n’effacent pas la culture et la dignité du peuple.
Les Deqen ont la plus forte présence chrétienne parmi les Tibétains, fruit d’une semence jetée à la fin du XIXe siècle qui a survécu à des générations de changements. Ces dernières années, des évangélistes du peuple lisu ont été envoyés auprès des Deqen et ont fait de centaines de Tibétains des disciples du Christ. La Bible complète existe déjà en tibétain, une base pour adapter la Parole au parler local. L’Évangile a déjà trouvé sa maison dans ces vallées et peut fleurir de nouveau.
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