Peuple non atteint Frontière
Les Zo’é sont un peuple autochtone qui vit dans le nord de l’État du Pará, dans la forêt située entre les rivières Cuminapanema et Erepecuru. Ils sont connus pour l’usage du poturu, un ornement labial en bois qui marque profondément leur identité et leur esthétique. Le mot zo’é, qui signifie quelque chose comme « nous mêmes », est devenu le nom par lequel ils se reconnaissent et se distinguent des non autochtones, qu’ils appellent kirahi.
Ils parlent une langue de la famille tupi-guarani, du tronc tupi, qui reste vivante et pleinement présente dans le quotidien de la communauté. Il s’agit d’un peuple de contact récent et numériquement très restreint, comptant environ 200 personnes, vivant de façon relativement isolée sur son territoire délimité. Cette faible population et ce contact récent les rendent particulièrement vulnérables aux maladies et aux pressions extérieures sur leurs terres.
L’identité zo’é est fortement liée à la forêt, à la mobilité sur le territoire et à la vie en villages. Malgré le contact avec la société environnante au cours des dernières décennies, ils préservent avec vigueur leur langue, leurs coutumes et leur organisation propre, faisant d’eux aujourd’hui l’un des peuples qui conservent encore de manière marquante leur mode de vie traditionnel.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Brésil Non atteint
|
100%
|
200 |
Les Zo’é vivent de la chasse, de la pêche, de la cueillette de fruits et de la culture du manioc et d’autres plantes dans leurs jardins. Le rythme de vie alterne entre des périodes de séjour dans les villages, consacrées au travail des jardins, et des expéditions dans la forêt à la recherche de gibier, de poisson et de produits de la brousse. Ce mouvement de déplacement et de regroupement marque profondément leur relation avec le vaste territoire qu’ils habitent.
L’organisation sociale s’articule autour des familles et des villages, avec un fort sens de la coopération et du partage. La culture matérielle et la vie rituelle gravitent autour d’éléments comme le poturu, la préparation des aliments et des fêtes qui rassemblent la communauté. Parmi les principaux défis actuels figurent la protection de leurs terres, la vulnérabilité aux maladies venues de l’extérieur et la préservation de leur mode de vie face à l’avancée des pressions extérieures sur la forêt.
La vision du monde des Zo’é est entièrement liée aux religions ethniques traditionnelles, sans présence chrétienne connue parmi eux. Leur vision du monde entrelace les êtres humains, les animaux, les plantes et les forces de la forêt dans une même trame de relations, où les rêves, les esprits et les êtres invisibles occupent une place centrale dans la compréhension de la vie, de la maladie, de la guérison et de la mort.
Les pratiques et les croyances sont transmises par la tradition orale, par les rites et par le savoir des anciens, sans trace écrite. Il n’existe ni Écritures dans leur langue ni communauté chrétienne formée parmi eux, de sorte que l’Évangile demeure, à notre connaissance, inconnu de ce peuple.
Étant un peuple de contact récent, petit et vulnérable, les Zo’é ont des besoins profonds tant sur le plan spirituel que pratique. Sur le plan spirituel, ils vivent sans aucun accès au message de l’Évangile, sans portions des Écritures dans leur langue et sans frères dans la foi parmi eux. Sur le plan pratique, ils font face à des risques sanitaires devant des maladies contre lesquelles ils ont peu d’immunité, ainsi qu’au besoin constant de protection de leur territoire et de respect de leur autonomie et de leur dignité en tant que peuple. Toute approche envers eux exige sensibilité, patience et révérence devant leur culture et leur rythme.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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