Peuple non atteint
Zokhuo
Les Zokhuo vivent dans le sud-est de la province du Yunnan, en Chine, dans des villages dispersés au creux des montagnes des districts de Wenshan et de Yanshan. C’est un petit peuple discret, qui se perçoit comme distinct de ses voisins. Bien que les autorités les classent dans la nationalité yi, ils affirment eux-mêmes ne pas être Yi et gardent avec soin leur identité.
Ils parlent le zokhuo, langue de la famille sino-tibétaine, aussi appelée niuweiba, ce qui signifie « queue de bœuf », un nom donné par d’autres. Leurs communautés sont fières de leur culture et veillent à maintenir vivants les coutumes, les fêtes et les vêtements traditionnels qui les distinguent de ceux qui les entourent.
Un anthropologue chinois qui leur a rendu visite au début des années 1990 a trouvé chez eux une langue et une culture vigoureuses, transmises de génération en génération. On sait peu de choses des Zokhuo à l’extérieur, et c’est précisément ce qui rend important de les connaître et de les présenter devant Dieu, qui connaît chaque peuple par son nom.
La mémoire orale des Zokhuo désigne la région de Dali, dans le centre-ouest du Yunnan, comme le lieu d'origine du peuple. De là, ils auraient migré vers la région de Wenshan, à l'époque du royaume de Nanzhao, peut-être vers l'an 900 de l'ère chrétienne.
Depuis lors, ils vivent dans le sud-est du Yunnan, où ils conservent leur propre langue et la conscience d'être un peuple à part, même s'ils sont officiellement classés comme Yi. Cet héritage passe des parents aux enfants par la parole. La date de la migration est une estimation de la tradition orale, et non un fait prouvé par des documents anciens.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Chine Non atteint
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100%
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17.000 |
La vie des Zokhuo s’organise autour de la famille et du village. Les communautés s’emploient avec ardeur à préserver la langue, les traditions et leur façon propre de s’habiller, surtout les jours de fête, où le costume traditionnel est porté avec fierté. Tout au long de l’année, ils célèbrent des fêtes et des coutumes qui rythment le calendrier du peuple.
Il existe aussi une sagesse ancienne liée à la terre. Traditionnellement, ils évitent de creuser des puits, par crainte de blesser les « veines du dragon » qui, selon leur croyance, courent sous le sol. Cette précaution montre à quel point la nature et le monde invisible sont entrelacés dans le quotidien, et comment chaque geste de tous les jours porte un sens hérité.
La vision du monde des Zokhuo s’articule autour du monde des esprits. Ils sont animistes et polythéistes : ils croient que des forces spirituelles habitent la terre, les eaux et les lieux environnants, et qu’il faut vivre en équilibre avec elles. La crainte de blesser le dragon qui habite les eaux souterraines en est un exemple.
Les coutumes et les fêtes font partie de l’identité du peuple, et la religion traditionnelle est présente dans la vie des villages. On ne connaît parmi eux aucun chrétien, et peu ont entendu parler de Jésus-Christ. Presque tous suivent les religions ethniques traditionnelles, et la foi en Christ reste inconnue pour l’immense majorité.
Il n’existe aucune Écriture en langue zokhuo. Aucune portion de la Bible, aucun enregistrement audio et aucune autre ressource chrétienne dans leur langue n’ont été signalés à ce jour. La traduction de la Parole en zokhuo reste un besoin ouvert. Comme la langue est parlée et qu’on ne connaît pas de tradition écrite établie, la transmission de l’Évangile devra peut-être commencer par l’oral, avec des histoires racontées et des messages entendus dans la langue du cœur.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
- 1 Traduction commencée Reste à faire
- 2 Portions Reste à faire
- 3 Nouveau Testament Reste à faire
- 4 Bible complète Reste à faire
La traduction n'a pas encore commencé dans cette langue.
Données de traduction : Joshua Project.
La principale barrière est l’absence de tout témoignage chrétien : on ne connaît pas de croyants parmi les Zokhuo, ni d’Église, ni d’Écriture dans leur langue. Ils sont peu connus, même de ceux qui vivent à proximité, ce qui rend rare le premier contact avec l’Évangile. Comme la vie des villages est marquée par la religion traditionnelle et par les coutumes héritées, le message de Christ devra arriver avec patience, respect et dans la langue du cœur.
Le plus grand besoin des Zokhuo est d’entendre, pour la première fois et dans leur propre langue, la bonne nouvelle de Jésus. Dans une vision du monde marquée par le monde des esprits, ils ont besoin de connaître la paix et la liberté qui sont en Christ.
Ils ont aussi besoin de quelqu’un qui arrive avec respect, apprenne la langue, partage la vie des familles et traduise la Parole. Et, lorsque les premiers croiront, il faudra de la communauté et du discipulat, afin que la foi s’épanouisse comme quelque chose de véritablement zokhuo, sans effacer la beauté de la culture qu’ils chérissent tant.
Priez pour Zokhuo
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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