La vallée des Acacias apparaît une seule fois dans la Bible, en Joël 3.18, au cœur de la grande prophétie sur le Jour du Seigneur.
Après avoir annoncé le jugement des nations, le prophète promet un temps de bénédiction sans égal pour Juda et Jérusalem : des montagnes ruisselant de vin nouveau, des collines ruisselant de lait et une source jaillissant du temple du Seigneur.
Cette source, dit le texte, arrosera précisément la vallée des Acacias, un lieu connu pour son aridité. Les acacias sont des arbres qui ne survivent que dans les lits secs des rivières, en plein désert, là où l’eau vient justement à manquer.
En choisissant cette vallée comme destination de l’eau qui sort du temple, Joël décrit l’inverse de la pénurie : le lieu le plus sec devenant fertile par la présence de Dieu. La même image d’un fleuve qui naît dans le sanctuaire et donne la vie partout où il passe se retrouve en Ézéchiel 47 et en Zacharie 14.8.
Étant une promesse prophétique, et non un récit d’événements, la vallée des Acacias ne reçoit la visite d’aucun personnage biblique ni de scène racontée dans d’autres livres. Sa valeur réside dans l’image : là où Dieu règne, même le désert fleurit.
