L'identité de la nation
Saint-Martin est la moitié française d’une petite île des Caraïbes orientales, divisée depuis 1648 entre la France et les Pays-Bas. Les deux côtés vivent côte à côte sans mur ni contrôle armé entre eux, un symbole rare de cohabitation pacifique entre nations voisines. Jusqu’en 2007, elle faisait partie de la Guadeloupe ; aujourd’hui, c’est une collectivité française dotée de son propre gouvernement. Malgré ses un peu plus de 50 kilomètres carrés, elle rassemble des habitants de plus de cent nationalités différentes, attirés par le tourisme et le commerce hors taxes.
La foi chrétienne est arrivée avec la colonisation française, qui a fait du catholicisme la religion officielle de l’île. Aujourd’hui, la majorité de la population se dit encore catholique, mais la proximité avec les Caraïbes anglophones a aussi apporté une forte présence protestante, avec des églises méthodistes, pentecôtistes, adventistes et baptistes réparties entre Marigot et les villages voisins. Le résultat est un christianisme très visible, présent presque partout, mais pas toujours vécu en profondeur.
Derrière les plages et les boutiques hors taxes se cache une réalité de contrastes. Des travailleurs venus d’Haïti, de République dominicaine et d’autres îles des Caraïbes soutiennent une bonne partie du tourisme, souvent dans des emplois informels et loin de leur famille. L’ouragan Irma, en 2017, a détruit la majeure partie des constructions du côté français et laissé des traces encore visibles aujourd’hui dans l’économie et la vie des habitants.
Faisant partie de la France, Saint-Martin vit sous une pleine liberté religieuse et ne connaît pas de persécution. Le plus grand défi de l’Église n’est pas la résistance venue de l’extérieur, mais la foi de façade, la sécularisation venue de la métropole et la difficulté d’atteindre des communautés entières d’immigrés qui vivent en marge, souvent sans papiers et sans lien avec aucune église.
Île de passage pour les touristes et les travailleurs de tant de nationalités, Saint-Martin porte le potentiel d’être un pont : ceux qui y vivent, ou n’y font que passer, peuvent emporter avec eux un évangile vécu dans des gestes simples d’accueil, de générosité et d’attention à l’étranger.
Saint-Martin occupe la moitié nord, environ 60 % du territoire, d'une petite île des Caraïbes orientales partagée avec le côté néerlandais de Sint Maarten. Le relief est fait de collines douces, avec le Pic Paradis, culminant à 424 mètres, comme point le plus élevé, entouré de lagunes, de plages et d'une végétation sèche typique de la région.
Pain de maïs frit, servi en accompagnement de poisson ou de viande salée.
Soupe crémeuse de feuilles vertes au gombo et au lait de coco, héritage africain et caribéen.
Poisson salé effiloché et sauté avec oignon et poivron, plat quotidien des familles.
Beignets frits de morue épicée, tradition des Antilles françaises.
Liqueur douce à base d'un fruit sauvage de l'île, boisson traditionnelle de Noël local.
Fruit de mer abondant dans les eaux de l'île, servi grillé au beurre et au citron.
Culture et spiritualité
2a · La culture
Les deux côtés de l'île, l'un français et l'autre néerlandais, coexistent sans mur ni contrôle armé entre eux.
Plus de cent nationalités vivent côte à côte, attirées par le tourisme et le commerce hors taxes.
La culture mêle influences françaises, caribéennes anglophones et africaines, visibles dans la cuisine, la musique et la façon de parler.
La pêche, le tourisme et le port rythment le quotidien de la population.
Des églises catholiques et protestantes de différentes traditions font partie du paysage de presque tous les villages.
2b · Le terrain
Domaines de combat spirituel et de captivité culturelle à couvrir dans la prière. Touchez chaque point pour comprendre:
L'argent du tourisme et du commerce hors taxes devient le centre de la vie de nombreux habitants.
La majorité se dit catholique, mais la pratique et le discipulat profond sont rares au quotidien.
Les croyances aux sortilèges et aux guérisseurs, héritage afro-caribéen, influencent encore les décisions et les peurs de la population.
Le modèle français de séparation stricte entre la foi et la vie publique réduit l'espace de la religion en dehors de l'église.
Les travailleurs venus d'Haïti et de République dominicaine vivent souvent sans papiers, isolés et sans soutien spirituel.
De nombreuses familles vivent divisées entre l'île et leur pays d'origine, à la recherche de travail.
La destruction laissée par des tempêtes comme Irma pèse encore émotionnellement et spirituellement sur la population.
Le grand mélange de peuples engendre aussi rivalité et préjugés entre différents groupes.
Bars, casinos et une vie touristique intense laissent place à l'alcool et à d'autres addictions.
À côté du tourisme de luxe, il y a des habitants en situation de pauvreté, souvent invisibles aux visiteurs.
Faisant partie de la France, Saint-Martin vit sous une pleine liberté religieuse garantie par la loi, et les chrétiens ne connaissent aucune forme de persécution. La foi catholique et les différentes églises protestantes cohabitent ouvertement, avec des lieux de culte présents dans presque tous les villages.
Le plus grand défi spirituel n’est pas la répression, mais la superficialité : beaucoup se disent chrétiens par tradition familiale, sans foi personnelle vécue au quotidien. Les travailleurs immigrés, souvent sans papiers et éloignés de leurs communautés d’origine, restent en marge tant de la vie religieuse que du soutien social, un champ ouvert pour l’attention pratique de l’Église.
Le score de persécution va de 0 à 100: plus il est élevé, plus la pression sur les chrétiens est forte.
Intercédez pour cette nation
Chaque nation porte un dessein rédempteur. Des traits qui semblent faire partie de l'identité que Dieu désire restaurer:
Logistique pour ceux qui souhaitent partir
île touristique qui importe presque tout d'Europe et des États-Unis, avec des prix en euros
Valeurs de référence (source: Numbeo). Vérifiez avant de voyager.
Tous ne partent pas, tous participent
Derrière chaque ouvrier parmi ces peuples se trouve un réseau de personnes qui prient sans cesse, prennent soin de la famille restée au pays et soutiennent l'œuvre avec fidélité. Envoyer, c'est aussi une mission.
Commencez par votre église: présentez-lui cette nation, adoptez-la dans une prière continue et marchez aux côtés de ceux que Dieu suscite pour partir.
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