Peuple non atteint Frontière
Les Dhandi, aussi connus sous le nom de Dhanuk ou Dhanak, sont un petit peuple du Népal. La grande majorité vit dans la province de Lumbini, dans la plaine du Teraï, où des terres basses et fertiles font vivre des villages agricoles et de petites villes marchandes.
Leur identité est liée à une structure de castes : appartenir au groupe détermine les liens de mariage, de parenté et de métier, et la communauté se reconnaît comme une famille élargie qui traverse les générations. Historiquement, des communautés apparentées ont aussi vécu en Inde, ce qui montre combien l’histoire de ce peuple dépasse les frontières des cartes modernes.
À la maison, ils parlent le bhojpuri, la langue du cœur du peuple, et utilisent le népalais pour communiquer avec les voisins d’autres groupes et pour la vie publique. Ils vivent en milieu rural et semi-urbain, dans des bourgs où tout le monde se connaît. Peu de gens hors du Népal ont entendu parler d’eux, et le Dieu qui connaît chaque peuple par son nom les connaît et les aime.
L'histoire des Dhandi est peu documentée. Historiquement, des communautés de ce peuple ont vécu aussi bien en Inde qu'au Népal, entretenant des mariages, des fêtes et des liens de parenté qui traversent l'actuelle frontière.
Aujourd'hui, le peuple dont nous parlons ici se trouve au Népal, surtout dans l'ouest de la plaine du Teraï. Il n'existe presque pas d'études publiées sur son parcours, et une grande partie de ce que l'on sait vient du souvenir des familles elles-mêmes. Écouter la voix du peuple avec patience et consigner soigneusement sa mémoire reste une tâche à accomplir, et chaque génération qui s'en va emporte avec elle une part de cette histoire.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Népal Non atteint
|
100%
|
2.100 |
La plupart des familles dhandi vivent de la terre. Beaucoup travaillent aux champs, d’autres font des travaux manuels ou du petit commerce, et il est courant de cumuler plusieurs activités au fil de l’année. La vie se déroule dans des villages et des bourgs semi-urbains, où la maison, le voisin et le parent sont toujours proches.
La communauté s’organise autour de la caste et de la famille étendue. C’est dans ce cercle que l’on choisit les mariages, que l’on célèbre les fêtes et que l’on cherche du soutien dans les moments difficiles. L’accès à l’école, à la santé et aux possibilités de revenu reste inégal, et beaucoup de familles dépendent de l’entraide pour avancer. Apprendre avec patience ce qui compte pour eux est le premier pas pour bien les aimer.
Presque tous les Dhandi suivent l’hindouisme. La foi est vécue en famille et en communauté : on y trouve la dévotion à de nombreuses divinités, des visites aux temples, des offrandes à la maison et la participation aux grandes fêtes du calendrier hindou, qui rythment l’année et rassemblent parents et voisins.
Religion et identité vont de pair. Être dhandi implique de suivre les coutumes des ancêtres, et c’est pourquoi changer de foi est souvent compris comme une rupture avec la famille et la caste. Cela ne signifie pas l’absence d’une recherche sincère de Dieu, mais cela indique que toute conversation sur Jésus doit se faire avec respect, dans des relations de confiance et sans précipitation.
En bhojpuri, il existe déjà des portions des Écritures et le Nouveau Testament, disponible aussi en format numérique. La Bible complète n’a pas encore été traduite. Pour ceux qui ont peu de scolarité, les ressources audio, comme les récits bibliques racontés et l’enseignement biblique enregistré, sont particulièrement précieuses, de même que les films sur la vie de Jésus dans la même langue. Il existe aussi des applications bibliques, y compris pour enfants, qui apportent la Parole sur le téléphone portable.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Chez les Dhandi, la foi hindoue se confond avec l’identité de la caste et de la famille, de sorte que suivre le Christ peut être perçu comme un abandon de son propre peuple. À cela s’ajoute le fait qu’il n’y a eu, jusqu’à présent, aucun travail d’implantation d’Églises parmi eux, et qu’il n’existe presque aucun témoignage chrétien dans leur propre langue et leur propre culture. Dans un pays où le changement de religion peut entraîner des pressions sociales et légales, celui qui s’intéresse à l’Évangile affronte la peur de perdre sa place dans la communauté.
Les Dhandi ont besoin d’un meilleur accès à l’éducation, d’opportunités de travail et de revenu, comme la formation professionnelle et le soutien aux petites entreprises, et de services de santé qui atteignent les communautés les plus isolées. Ce sont des besoins concrets, et s’en occuper est une manière d’honorer la dignité du peuple.
Ils ont aussi besoin de quelqu’un qui apporte l’Évangile d’une façon qui ait du sens dans leur culture : dans la langue du cœur, par une amitié durable et un accompagnement qui permette à chaque croyant de rester membre de sa famille. Aujourd’hui, il n’existe aucune communauté de foi pour les accompagner.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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