Peuple
Les fang vivent en Guinée équatoriale, dans le nord du Gabon et dans le sud du Cameroun, avec de plus petits groupes en République du Congo et à Sao Tomé-et-Principe. Ils parlent une langue bantoue proche du bulu et de l’ewondo du Cameroun. Ils sont aussi connus sous des noms comme okak, ntum et pangwe.
Traditionnellement, ils vivent de l’agriculture, de la chasse et du commerce, et possèdent une longue tradition de sculpture sur bois. La société était organisée en clans, avec une transmission de l’héritage et de la parenté par la lignée paternelle. De nombreux fang vivent désormais en ville. Le christianisme prédomine, mais dans beaucoup de familles, il coexiste avec la religion traditionnelle.
L’art fang montre comment ce peuple traitait ses morts. Lors de ses déplacements, chaque famille emportait une boîte en écorce contenant les crânes de ses ancêtres, gardée par une figure sculptée en bois. Cela faisait partie du bieri, lié à une société secrète d’hommes initiés qui sculptaient et entretenaient ces reliquaires pour honorer les ancêtres et leur demander de l’aide.
Au début, les figures gardiennes étaient des têtes ; au début du vingtième siècle, on trouvait aussi des bustes et des personnages en pied. Vers 1950, le bwiti, une religion qui mêle des éléments chrétiens à ses croyances, a remplacé le bieri dans la culture fang.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Guinée équatoriale Partiellement atteint
|
60,8%
|
1.395.000 |
Gabon Significativement atteint
|
29,3%
|
672.000 |
Cameroun Partiellement atteint
|
9,2%
|
211.000 |
Congo-Brazzaville Partiellement atteint
|
0,7%
|
15.000 |
Sao Tomé-et-Principe Significativement atteint
|
0,1%
|
2.900 |
L’agriculture reste à la base de la vie des fang, avec le manioc et la banane plantain. La chasse et le commerce contribuent aussi à leur subsistance. La sculpture sur bois, la musique, la danse et les récits transmis oralement ont toujours fait partie de leur culture.
Une étude de 2009 menée auprès de fang du sud du Cameroun montre que les champs de cultures vivrières et de cacao servent aussi de lieux de chasse, en partie pour réduire les dégâts causés par les animaux dans les plantations. La viande est offerte en cadeau pour attirer des personnes qui aideront aux travaux des champs, et la récolte du cacao demande de la main-d’œuvre supplémentaire.
Le christianisme prédomine parmi les fang. En Guinée équatoriale, la colonisation espagnole a laissé une majorité catholique de nom, mais peu ont personnellement adhéré à l’Évangile de Jésus ; l’attachement à la tradition et le faible attachement à la Bible freinent l’Église.
Dans beaucoup de familles, le christianisme coexiste avec la religion traditionnelle. Au Gabon, une partie des fang pratique le bwiti, qui mêle des éléments chrétiens, comme la Bible et les fêtes du calendrier catholique, à la relation ancienne avec les morts. Dans les analyses du bwiti, Jésus apparaît comme une figure d’ancêtre. Tous les fang ne suivent pas le bwiti, et leurs communautés diffèrent les unes des autres.
Le Nouveau Testament en fang, ÉFÍÁ NZAMÁ, a été publié en 2014, et une application mobile permet de le consulter. Il existe aussi des histoires bibliques pour enfants, comme la création, Noé, les miracles de Jésus et la première Pâque, l’Évangile de Marc en vidéo et des films sur Jésus pour la Guinée équatoriale et le Gabon.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
- Traduction commencée Terminée
- Portions Terminée
- Nouveau Testament Terminée
- Bible complète Étape actuelle
Données de traduction : Joshua Project.
Le principal obstacle est une foi de nom : de nombreux fang se disent catholiques sans s’être personnellement engagés à suivre Jésus. Là où le bwiti est pratiqué, le nom de Jésus apparaît dans les rituels, mais il peut avoir un autre sens, et employer les mêmes mots ne signifie pas comprendre de la même manière sa mort et sa résurrection. Cela concerne une partie des fang, pas tous.
Une enquête menée en 2008 à Libreville et à Lambaréné, au Gabon, a montré que la grande majorité des parents transmettent le français à leurs enfants. Dans une partie des foyers, on parle encore fang avec les enfants, mais beaucoup moins. Ceux qui enseignent la Bible aux enfants et aux jeunes fang doivent tenir compte de la langue qu’ils parlent réellement à la maison.
Les chrétiens de nom ont besoin d’un enseignement qui les amène à connaître personnellement Jésus et à lire la Bible.
Priez pour Fang Pangwe
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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