Peuple non atteint
Les Nyimang arabisés sont un peuple du Soudan qui vit entre deux mondes. Leurs racines plongent dans les populations africaines au sud du Sahara, mais au quotidien ils parlent l’arabe soudanais, suivent des coutumes arabes et se reconnaissent comme membres de la société islamique du pays.
Ils font partie de l’ensemble des communautés dites arabisées : des groupes qui, au fil des générations, ont adopté la langue, les traditions et la foi arabes sans perdre entièrement leur culture d’origine. L’identité nyimang coexiste ainsi avec une identité arabe et musulmane plus large.
Ils vivent surtout dans le nord du Soudan, dans des villages permanents mais aussi en groupes nomades. C’est un peuple discret, peu connu hors de son pays, dont l’histoire de changement de langue et de religion en dit long sur la manière dont les nations se transforment avec le temps.
L'histoire des Nyimang arabisés accompagne celle du Soudan lui-même. Au fil du temps, le contact avec les communautés arabes a conduit de nombreux groupes à adopter l'arabe comme langue commune et l'islam comme référence de vie.
Le processus a pris de l'ampleur après l'indépendance du pays, en 1956, lorsque des Arabes soudanais ont pris le pouvoir laissé par les administrations égyptienne et britannique. L'éducation en arabe et l'expansion de l'islam ont suivi la culture arabe et ont fait de la langue et de la religion des chemins d'inclusion. Le résultat est une communauté qui a changé de langue et de foi sans perdre le souvenir de racines africaines différentes.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Soudan Non atteint
|
100%
|
190.000 |
La base de la vie est l’agriculture. Dans les champs, on cultive le sorgho et le millet, ainsi que des légumes, du coton et du sésame, et l’on élève des bovins, des moutons, des chèvres et des ânes. Du lait, on tire des produits dérivés qui complètent l’alimentation. La plupart habitent dans des villages permanents, dans des maisons rondes au toit de paille, tandis que certaines familles sont nomades.
Les grands moments de la vie sont marqués par des cérémonies : la naissance, la circoncision, le mariage et la mort. La polygamie est courante, dans la limite de quatre épouses que fixe la loi islamique. La famille, élargie et unie, est le centre de la vie sociale, et c’est en elle que s’apprennent la langue, la foi et les coutumes qui soutiennent l’identité du peuple.
Presque tous sont musulmans, et la foi est vécue avec fermeté. Ils observent les cinq piliers de l’islam, et la religion est étroitement liée à l’identité arabe qu’ils ont adoptée. Pour la communauté, être nyimang arabisé et être musulman vont de pair, et il n’existe aucune tradition chrétienne locale qui offre une autre référence.
À côté de la pratique officielle, il existe une spiritualité très concrète, tournée vers les besoins du quotidien. Beaucoup recourent à des amulettes et à des talismans pour la protection, la santé et la bonne fortune, ce qui révèle une quête de puissance spirituelle face à l’incertitude. Une minorité conserve encore des croyances traditionnelles, héritage d’un temps antérieur à l’arabisation.
La langue du cœur de ce peuple est l’arabe soudanais, et il existe dans cette langue des portions des Écritures depuis 1927 et un Nouveau Testament, publié en 1978 et révisé en 2022, qui peut être lu sur internet et dans des applications. Il y a aussi un enseignement biblique en audio et le film sur la vie de Jésus. La Bible complète n’a pas encore été publiée dans cette variété de l’arabe, de sorte que l’Ancien Testament reste une lacune à combler.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
La principale barrière est l’identité : pour la communauté, abandonner l’islam reviendrait à rompre avec la famille, avec le voisinage et avec sa propre place dans la société soudanaise. Comme le peuple se perçoit comme arabe et musulman, l’Évangile tend à être perçu comme quelque chose d’étranger. S’y ajoutent la pression sociale et religieuse sur ceux qui montrent de l’intérêt pour Jésus, l’absence d’une Église locale et la rareté de chrétiens qui parlent la langue et connaissent la culture.
Le Soudan a connu de fréquents épisodes de violence, et les femmes et les enfants figurent parmi les plus vulnérables, exposés à la traite, aux abus et à la mort. Il y a un besoin de sécurité, de paix durable et de protection pour les familles qui vivent sous cette menace.
Sur le plan spirituel, le peuple a besoin d’une espérance qui aille au-delà des amulettes et de la peur. Il manque une communauté de disciples, née parmi eux, qui accueille ceux qui cherchent le Christ et chemine avec ces personnes dans leur propre langue et leur propre culture.
Il y a des raisons concrètes d’espérer dans le domaine de la Parole. Le Nouveau Testament en arabe soudanais, révisé en 2022, est disponible sur des plateformes en ligne et dans des applications, ce qui permet de lire et d’écouter avec discrétion, au rythme de chacun. À ses côtés circulent des enregistrements d’enseignement biblique et des versions du film sur Jésus dans la langue de la région. Ce sont des semences qui peuvent atteindre des foyers où aucun chrétien n’est jamais entré.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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