Rehan Ahmed Usmani - Wikimedia, CC BY-SA 4.0, via Joshua Project
Peuple non atteint Frontière
Les shaikh usmani forment une communauté musulmane répartie dans une vingtaine d’États de l’Inde, avec une présence plus forte au Bengale-Occidental, en Uttar Pradesh, au Bihar et au Maharashtra. Le nom Usmani remonte au titre adopté par des familles qui revendiquent une descendance des colonisateurs arabes arrivés dans le sous-continent indien il y a plus de mille ans, rattachant leur identité à l’un des premiers califes de l’islam.
Ils parlent principalement l’ourdou, bien que beaucoup utilisent aussi le bengali, l’hindi et d’autres langues de la région où ils vivent, signe d’un peuple qui s’est dispersé et adapté sans perdre le nom de famille qui le distingue. Être shaikh usmani, c’est porter à la fois une identité régionale indienne et une mémoire d’origine arabe, unies par la foi musulmane qui traverse les générations.
La présence musulmane dans le sous-continent indien remonte à l'année 711, lorsque des armées arabes conquirent la région nord-ouest de la vallée de l'Indus, ouvrant la voie à l'arrivée de marchands, savants, soufis et administrateurs venus du monde arabe et perse. Beaucoup s'établirent de façon permanente et se marièrent avec des familles locales.
Avec le temps, ces descendants, ainsi que des familles indiennes converties, adoptèrent le titre de shaikh et se divisèrent en branches identifiées par des noms de famille liés aux premiers dirigeants de l'islam, dont le nom usmani. Ainsi naquit un peuple qui unit d'anciennes racines arabes à une vie entièrement indienne.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
507.000 |
Les mariages sont arrangés par les familles et se font presque toujours à l’intérieur du groupe lui-même, ce qui maintient vivant le réseau de parenté et renforce le sentiment d’appartenance au fil des générations. L’héritage suit la lignée paternelle, et les décisions importantes concernant la vie de la famille passent par les aînés, qui préservent aussi le nom de famille comme signe d’origine et d’honneur.
Ils vivent aussi bien en ville qu’en zone rurale, répartis dans différents États et métiers selon la région où ils se sont installés. Ils suivent les coutumes islamiques au quotidien, évitant l’alcool et la viande de porc, et maintiennent l’hospitalité envers le visiteur et l’honneur de la famille comme valeurs centrales de la vie en communauté.
Pratiquement tous les shaikh usmani sont musulmans, partagés entre les traditions sunnite et chiite, chacune suivant son propre chemin au sein de cette même foi commune. Ils suivent le Coran et les enseignements du prophète Mahomet, observant les piliers de la foi islamique tels que la prière quotidienne, le jeûne et le pèlerinage lorsque cela est possible.
La foi n’est pas seulement une croyance personnelle, mais l’axe qui organise la vie familiale, le mariage et la place de chacun dans la communauté à laquelle il appartient. Être musulman et être shaikh usmani vont de pair : abandonner l’islam reviendrait à rompre avec sa propre identité, avec le nom de famille et avec la lignée qui le porte depuis des générations.
L’ourdou, langue prédominante parmi les shaikh usmani, dispose d’une Bible complète depuis près de deux siècles, ainsi que d’un Nouveau Testament, de portions audio, d’applications et de vidéos disponibles pour qui voudrait les chercher. Pourtant, on ne recense aucune communauté de foi née parmi eux : l’Écriture existe dans leur propre langue, mais demeure, autant qu’on le sache, hors de portée réelle de leurs familles et de leurs villages.
L’identité religieuse est profondément entremêlée à l’identité de famille et de clan : quitter l’islam est perçu comme une trahison non seulement de la foi, mais du nom même que la famille porte depuis des générations. Les mariages arrangés au sein du groupe referment le cercle social, et des décennies d’efforts d’évangélisation parmi les shaikhs en Inde n’ont, à ce jour, produit que très peu de fruits, laissant ce peuple pratiquement sans aucune communauté chrétienne locale ni témoignage vivant de Jésus à proximité.
Il manque aux shaikh usmani ce dont toute communauté humaine a besoin pour s’épanouir : la réconciliation des conflits familiaux, des conditions de vie dignes dans les villes et les campagnes où ils sont dispersés, et des opportunités justes de travail et d’études pour les plus jeunes. Sur le plan spirituel, le besoin est encore plus grand : il n’y a pratiquement pas de croyants, d’églises ni de disciples parmi eux, ce qui signifie que quiconque déciderait aujourd’hui de suivre Jésus affronterait ce chemin seul, sans communauté de foi à ses côtés pour l’accompagner et soutenir les premiers pas de sa nouvelle vie.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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