Peuple non atteint
Les Sirkiband sont une communauté du nord de l’Inde, reconnue comme caste répertoriée, dont le nom vient du métier qui les accompagne depuis des générations : sikri, la paille, et band, ceux qui lient. De leurs mains patientes, ils tressent des nattes de paille et d’autres objets en herbe, un travail simple qui a fait vivre des familles entières au fil du temps.
Ils vivent surtout dans le Haryana et le Pendjab, avec une présence aussi à Delhi et dans les régions voisines, et au Pendjab beaucoup habitent sur les rives de la Sutlej et de la Beas. Le hindi est la langue la plus parlée parmi eux, et le pendjabi oriental ainsi que le haryanvi se font entendre dans de nombreux foyers, selon la région.
Ils se marient au sein de leur propre communauté, et les clans, appelés gotras, guident les unions et préservent la mémoire des familles. Ils sont aussi connus sous d’autres noms, comme Deha et Dhaiya. Derrière un métier discret se trouve un peuple à l’identité propre, aux traditions anciennes, et dont l’histoire mérite d’être connue et portée devant Dieu.
Une tradition de la communauté elle-même raconte que ses ancêtres étaient d'origine rajpoute, liés à la lignée des Rathore. Selon ce récit, un prince nommé Jaimal, vaincu par les Moghols, se réfugia dans la forêt, et ses descendants se mirent à fabriquer des nattes de paille pour survivre.
Quel que soit le poids historique de cette narration, elle montre comment le peuple se comprend lui-même : héritier d'une chute et d'un nouveau départ, gardien d'un métier qui a traversé les siècles. Avec le temps, la communauté s'est organisée en groupes qui se marient entre eux et en clans bien définis, et elle a été officiellement reconnue comme caste répertoriée dans l'État du Haryana.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
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100%
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25.000 |
La vie tourne autour du travail manuel. Beaucoup fabriquent encore des objets en paille et en herbe, et un nombre croissant s’est installé dans les villes du Haryana, où ils travaillent comme journaliers. Les revenus sont souvent incertains et les familles dépendent les unes des autres pour traverser les temps difficiles.
L’alimentation est en grande partie végétarienne, avec le blé pour base, et la vie sociale s’organise autour de la famille et du clan. Le mariage est l’affaire de toute la communauté, et les gotras veillent à ce que les unions respectent les règles héritées. Les principaux clans varient selon la région : dans le Haryana apparaissent des noms comme Athwal et Kilala, et au Pendjab, Chauhan et Labana. Ce sont des liens qui donnent à chaque famille une place et une mémoire.
La foi est hindoue, vécue de manière proche et quotidienne, avec des coutumes semblables à celles des autres hindous du Haryana. Parmi les principales dévotions de la communauté figurent Gugga Pir et Shitala Mata, liées à la protection contre les maladies et les dangers, et beaucoup de familles se tournent vers elles pour demander une bénédiction pour leurs enfants et leur foyer.
La religion n’est pas seulement une croyance personnelle : elle est un héritage familial et un signe d’appartenance au groupe. Suivre les mêmes rites et les mêmes fêtes fait partie de ce que signifie être sirkiband, et c’est pourquoi tout changement de foi est vécu comme un éloignement de la communauté. Une petite partie, au Pendjab, suit aujourd’hui les traditions sikhes.
Le hindi, langue la plus parlée par ce peuple, dispose de la Bible complète, ainsi que du Nouveau Testament et de portions publiées il y a longtemps. Le contenu est aussi disponible en format numérique et dans des applications. Pourtant, la lecture est peu courante, car le niveau de scolarité est souvent faible. C’est pourquoi la Parole arrive mieux lorsqu’elle est entendue : enregistrements audio, histoires bibliques racontées et conversations en famille sont des chemins plus naturels pour ce peuple.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Pour les Sirkiband, être hindou et appartenir à la communauté vont de pair, et quitter la religion de la famille peut signifier l’éloignement des proches et du clan. Il y a aussi la pression sociale exercée contre ceux qui changent de foi. À cela s’ajoute la réalité d’une caste historiquement marginalisée : beaucoup se méfient de toute proposition venue de l’extérieur. La faible scolarité rend difficile l’accès à l’Écriture écrite, et les témoignages chrétiens clairs qui les atteignent de façon proche et dans leur propre langue sont rares.
Les moyens de subsistance sont fragiles : le métier traditionnel rapporte peu et le travail journalier dans les villes apporte de l’instabilité. Il y a un besoin d’éducation, d’opportunités dignes et de reconnaissance pour un peuple qui porte le poids d’être si souvent oublié.
Sur le plan spirituel, ils ont besoin de rencontrer Jésus d’une manière compréhensible, dans leur langue et sous forme orale. Lorsque quelqu’un croit, il a besoin d’une communauté accueillante qui le soutienne et l’aide à grandir dans la foi sans avoir à abandonner sa propre famille ni sa propre identité.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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