Peuple non atteint Frontière
Les Thathera sont un peuple indien d’artisans du métal, connus depuis des générations pour leur habileté à transformer le cuivre et le laiton en casseroles, cruches et ustensiles qui équipent les cuisines d’une grande partie du nord de l’Inde. Répartis en 47 clans, beaucoup vivent encore de leur métier, que ce soit en fabriquant, en vendant ou en réparant ces objets, tandis que d’autres se sont tournés vers l’agriculture ou, dans des régions comme le Bihar, vers la joaillerie.
Originaires du Rajasthan, ils ont migré au XIXe siècle vers Rewari, dans l’Haryana, et se sont ensuite répandus dans des États comme l’Uttar Pradesh, l’Odisha et le Madhya Pradesh. Ils parlent majoritairement l’hindi, bien que l’on trouve aussi parmi eux le bhojpuri, l’odia, l’haryanvi et le maithili, reflet de la dispersion géographique du groupe. L’identité de caste reste centrale : un conseil propre règle les questions de divorce et de propriété, maintenant unis des clans qui vivent aujourd’hui à des centaines de kilomètres les uns des autres.
L'histoire des Thathera en tant que communauté reconnue dans l'Haryana commence au XIXe siècle, quand des familles venues du Rajasthan se sont établies à Rewari, encore aujourd'hui l'un des centres du groupe. De là, le métier du métal les a conduits à se répandre dans les États voisins, formant un réseau de 47 clans qui a préservé le même nom et la même vocation artisanale malgré la distance.
Avec le temps, la communauté a cessé de se concentrer uniquement sur le travail du cuivre et du laiton : au Bihar, beaucoup se sont mis à exercer comme joailliers, et dans plusieurs régions l'agriculture est devenue une source de revenu complémentaire, signe d'une caste qui a su adapter sa place économique sans perdre son identité d'origine.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
380.000 |
Le travail du métal est la marque du peuple thathera : marteler le cuivre et le laiton jusqu’à les transformer en casseroles, pots et ustensiles domestiques est un métier appris de père en fils depuis des générations, aux côtés du commerce et de la réparation de ces mêmes objets dans les villes du nord de l’Inde. Répartis en 47 clans, beaucoup cultivent aussi la terre, et au Bihar il est courant de trouver des Thathera dédiés à la joaillerie, signe de la façon dont l’habileté manuelle s’est étendue au-delà du métal.
Un conseil de caste accompagne la vie communautaire, arbitrant les divorces et les litiges de propriété, ce qui maintient la cohésion du groupe malgré sa dispersion dans tant d’États. La hiérarchie des castes organise encore une bonne partie des relations sociales et de la place que chaque famille occupe dans le voisinage.
Les Thathera sont hindous, et leur foi est étroitement liée à leur identité de caste elle-même : appartenir au groupe, c’est aussi occuper une place reconnue au sein de l’ordre social et religieux hindou, avec des obligations et des protections qui vont de pair avec cette appartenance. Le conseil de caste, qui intervient sur des questions comme le divorce et la propriété, renforce cette même logique : la religion n’est pas seulement une croyance personnelle, mais le tissu qui organise la vie en communauté.
Aucun disciple de Christ n’est recensé parmi eux, ce qui fait de l’hindouisme pratiquement la seule référence spirituelle connue du peuple, transmise de génération en génération avec le métier même du métal.
L’hindi, langue la plus parlée parmi les Thathera, dispose de la Bible complète depuis des décennies, ainsi que du Nouveau Testament et de portions publiées depuis le début du XIXe siècle. Le texte circule cependant surtout parmi d’autres communautés hindiphones : rien n’indique que les Thathera aient eu un contact direct avec les Écritures dans leur propre vie de caste et de métier. La distance n’est pas celle de la traduction, mais de la rencontre : la Parole existe déjà dans la langue qu’ils parlent à la maison, attendant que quelqu’un l’apporte jusqu’aux ateliers et aux foires où ils vivent.
Être thathera, c’est appartenir à une caste ayant une place définie au sein du vaste système social hindou, et abandonner cette identité religieuse est perçu comme une rupture avec la famille elle-même et avec les liens du clan qui soutiennent le métier et la vie communautaire. Le conseil de caste, qui règle les divorces et les litiges de propriété, fonctionne aussi comme gardien des frontières de la communauté, ce qui fait de tout changement de foi un risque social immédiat. Il n’existe ni église ni communauté chrétienne connue parmi eux, de sorte que suivre Jésus reviendrait à marcher sans aucune référence de foi partagée à proximité.
Comme dans beaucoup de castes d’artisans traditionnels, la concurrence des ustensiles industrialisés et en acier pèse sur le métier qui a fait vivre des générations de Thathera, rendant la diversification vers l’agriculture, la joaillerie et le commerce plus nécessaire que choisie dans de nombreuses familles dispersées dans tant d’États du nord de l’Inde. Il manque aussi, plus silencieusement, toute référence de communauté chrétienne à proximité : sans croyants connus parmi eux, il n’y a ni discipulat, ni rencontre, ni témoignage vivant pour rapprocher le peuple de la personne de Jésus. La même dispersion géographique qui a aidé le groupe à survivre économiquement rend aussi plus difficile pour tout travail d’évangélisation d’atteindre, en même temps, les 47 clans qui composent cette caste.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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