Peuple non atteint Frontière
Les Vanjaras sont un peuple de l’Inde dont l’identité est née des routes : originaires de la région du Rajasthan, ils ont été pendant des siècles les grands transporteurs du sous-continent, acheminant sel, céréales et bétail de village en village avant l’arrivée des chemins de fer. Le nom lui-même désigne celui qui habite et traverse la forêt, un peuple du chemin avant d’être un peuple de la terre.
Aussi appelés Banjaras ou Lambadis selon les régions, ils sont aujourd’hui présents dans plusieurs États indiens, avec une concentration plus forte au Maharashtra ainsi qu’au Telangana. Ils ont laissé derrière eux la vie nomade pour s’établir comme agriculteurs et éleveurs, mais ont gardé de l’ancienne route un fort sens de la communauté et de la distinction vis à vis de leurs voisins sédentaires.
Ils sont reconnus pour une culture visuelle marquante : broderies colorées, parures et langues propres de tradition orale qui unissent encore des familles dispersées aux quatre coins de l’Inde.
L'origine des Vanjaras remonte au Rajasthan, au nord ouest de l'Inde, d'où ils sont partis il y a des siècles en caravanes marchandes, transportant sel, céréales et troupeaux sur de longues distances. Cette vocation de transporteurs les a répandus sur pratiquement tout le sous-continent, créant des communautés distinctes mais apparentées dans plusieurs régions.
Le tournant décisif est survenu avec la période coloniale britannique : l'expansion des chemins de fer a rendu obsolète le transport par caravane, et les Vanjaras se sont peu à peu établis dans des habitats fixes, adoptant l'agriculture et l'élevage comme nouveau moyen de subsistance. Le souvenir du chemin reste cependant vivant dans l'identité du peuple.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
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100%
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1.008.000 |
La vie aujourd’hui gravite autour de la terre : ils cultivent le riz et d’autres céréales, des légumes et des fruits, tant pour leur propre subsistance que pour la vente, et élèvent du bétail, surtout pour le lait et ses dérivés. Le bambou occupe encore une place de choix dans le quotidien, transformé en paniers et nattes qui génèrent aussi des revenus pour les familles.
Les femmes se distinguent par la broderie, un art transmis de génération en génération qui orne vêtements et tissus de couleurs vives. Le niveau d’instruction varie beaucoup d’une famille à l’autre : certains sont allés jusqu’à l’université, mais la majorité a encore un accès limité à l’école.
Les Vanjaras suivent l’hindouisme, vénérant le vaste panthéon de divinités de la tradition indienne et maintenant des pratiques dévotionnelles tout au long de l’année. La foi s’exprime aussi bien dans les temples que dans les rituels domestiques, reliant la vie quotidienne au sacré et renforçant, à chaque génération, l’appartenance à la communauté.
Les grandes fêtes hindoues rythment le calendrier de la communauté : Holi, la fête des couleurs, Diwali, la fête des lumières, et Navaratri, la célébration de neuf nuits dédiée aux formes féminines du divin. Ces moments renforcent à la fois la dévotion religieuse et l’identité collective du peuple, et sont des occasions où des familles dispersées dans différentes régions se retrouvent autour de la même tradition.
La langue du cœur de la plupart des Vanjaras est le marathi, bien que des communautés d’autres États utilisent aussi le télougou, l’hindi ou le kannada au quotidien. La bonne nouvelle est que la Bible complète existe en marathi depuis longtemps déjà, avec l’Ancien et le Nouveau Testament traduits, ainsi que des enregistrements audio et le film JESUS disponibles. Le défi n’est pas le manque d’Écritures, mais de faire en sorte qu’elles parviennent réellement aux familles vanjaras et soient lues, écoutées et comprises.
Chez les Vanjaras, l’identité hindoue est profondément mêlée à l’identité ethnique et aux traditions de clan et de caste, si bien que suivre Jésus peut être ressenti comme une rupture avec sa propre famille et sa communauté. La dispersion du peuple à travers différents États et langues régionales, ajoutée au faible taux d’alphabétisation dans de nombreuses communautés, rend aussi difficile que l’Évangile parvienne de façon claire et durable.
La disparité éducative est l’un des besoins les plus visibles : tandis que certains Vanjaras achèvent des études supérieures, la majorité reste confrontée à l’analphabétisme ou à une scolarité incomplète, ce qui limite les opportunités de travail et l’accès à l’information, y compris spirituelle.
Il y a aussi besoin que le témoignage chrétien parvienne de manière compréhensible à un peuple de tradition largement orale, avec un discipulat et une communauté qui respectent sa culture et sa langue, aidant les familles à lire et écouter par elles mêmes la Bible déjà disponible en marathi.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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