Histoire

Les conciles de l’Église

Os concílios da igreja

Les conciles de l’Église sont des réunions de responsables chrétiens convoquées pour examiner des questions touchant à la foi et à la vie des communautés. Certains ont eu une portée régionale ; d’autres ont cherché à réunir des représentants de toute l’Église. Leurs décisions ont contribué à préciser les doctrines, c’est-à-dire les enseignements que les chrétiens professent, notamment sur l’identité de Dieu et de Jésus-Christ.

Ces assemblées n’ont ni inventé la divinité de Jésus ni donné naissance à l’Évangile. Elles ont cherché à exprimer la foi reçue des apôtres face à des interprétations contradictoires. Pour les évangéliques, leur valeur tient à leur fidélité aux Écritures, qui demeurent l’autorité suprême pour évaluer tout enseignement chrétien.

Jérusalem : l’Évangile franchit les frontières

Actes 15:1-29 relate une réunion des apôtres et des anciens, les responsables chargés de prendre soin de l’Église, à Jérusalem. La question était décisive : les non-Juifs, issus d’autres peuples, devaient-ils se faire circoncire et observer la loi de Moïse pour être sauvés ? La circoncision était le signe physique de l’alliance de Dieu avec Abraão.

Pedro a rappelé l’action de Dieu parmi les non-Juifs et affirmé que le salut vient par la grâce du Seigneur Jésus. Paulo et Barnabé ont raconté ce que Dieu avait accompli parmi d’autres peuples, et Tiago a mis ces événements en rapport avec les Écritures. La décision n’a pas imposé aux non-Juifs de se convertir au judaïsme, tout en leur donnant des consignes pour la vie communautaire.

Cette réunion, souvent appelée concile de Jérusalem, offre un exemple biblique de délibération collective. Elle a fait place au débat, au témoignage, à l’écoute de la Parole et à la communication avec les Églises. Son autorité apostolique lui donne toutefois une place particulière : les conciles ultérieurs appartiennent à l’histoire de l’Église et doivent être évalués à la lumière des Écritures.

Nicée et Constantinople : qui est Dieu ?

Au IVe siècle, une controverse a pris de l’ampleur autour de l’enseignement d’Ário, qui considérait le Fils comme un être créé. La question touchait au cœur de la foi : Jésus est-il véritablement Dieu ou appartient-il à la création ? Jean 1:1-3 présente la Parole, identifiée à Jésus dans le contexte, comme étant Dieu et comme celui par qui toutes choses ont été faites.

En 325, l’empereur Constantino a convoqué le concile de Nicée. Les évêques, responsables chargés de veiller sur les Églises, ont affirmé que le Fils est de même essence que le Père. Cette expression signifie qu’il possède pleinement la même nature divine, sans être une créature ni un dieu inférieur.

Nicée n’a pas immédiatement mis fin aux querelles. Le concile de Constantinople, en 381, a réaffirmé la foi de Nicée et confessé la divinité du Saint-Esprit. Ces conciles ont contribué à formuler la doctrine de la Trinité : il existe un seul Dieu, éternellement en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il ne s’agit ni de trois dieux ni de trois noms désignant une seule personne.

Éphèse et Chalcédoine : qui est Jésus ?

D’autres débats ont porté sur le rapport entre la divinité et l’humanité de Jésus. Le concile d’Éphèse, en 431, a affirmé l’unité de sa personne. Dans ce débat, le titre donné à Maria, Theotokos en grec, traditionnellement traduit par Mère de Dieu, exprimait que celui qui était né d’elle est le Fils divin devenu homme. Cela ne signifiait pas que Maria était à l’origine de la nature divine.

En 451, le concile de Chalcédoine a déclaré que Jésus-Christ est une seule personne en deux natures, divine et humaine, sans confusion ni division entre elles. Autrement dit, il est pleinement Dieu et pleinement homme. L’incarnation, la venue du Fils comme être humain, n’a pas transformé sa divinité en humanité ni réduit son humanité à une apparence.

Cette compréhension aide à lire ensemble les passages qui présentent la grandeur divine du Fils et sa participation réelle à notre condition. Colossiens 2:9 affirme que toute la plénitude de la divinité habite corporellement en lui. Hébreux 2:14-18 montre qu’il a partagé notre humanité pour nous secourir et accomplir son œuvre de salut.

Comment les chrétiens reçoivent les conciles

Toutes les Églises ne reconnaissent pas les mêmes conciles et ne leur attribuent pas la même autorité. Les premiers sont souvent qualifiés d’œcuméniques, un mot qui, dans ce contexte historique, désigne la volonté de représenter l’Église entière. Cela ne signifie pas que tous les chrétiens y ont participé ou en ont accepté les décisions.

Les controverses ont mêlé interprétation biblique, différences de langage, rivalités entre responsables et influence impériale. Certaines décisions se sont aussi accompagnées de ruptures durables. Des Églises qui n’ont pas reçu les décisions de Chalcédoine existent encore aujourd’hui ; comprendre leurs positions demande de l’attention, sans les réduire à des caricatures.

Catholiques et orthodoxes reconnaissent une autorité doctrinale à ces conciles, même si la liste des conciles acceptés et le poids accordé à chacun diffèrent entre eux. De nombreuses Églises évangéliques accueillent leurs principales définitions concernant la Trinité et le Christ parce qu’elles les jugent fidèles à la Bible. Ce respect n’oblige pas à considérer toute décision conciliaire comme infaillible : Actes 17:11 donne l’exemple d’un enseignement examiné à la lumière des Écritures.

Une foi claire pour atteindre les nations

Lorsqu’elle porte l’Évangile dans une autre culture, l’Église doit expliquer qui est le Dieu qu’elle annonce et qui est le Sauveur en qui elle invite chacun à placer sa confiance. Matthieu 28:19-20 associe la mission de faire des disciples parmi toutes les nations au baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. La clarté doctrinale sert l’enseignement et l’adoration.

Les peuples non atteints sont des groupes ethniques dont la communauté chrétienne locale, lorsqu’elle existe, est encore trop petite pour porter l’Évangile à l’ensemble de son peuple sans aide extérieure. Prier pour eux, c’est notamment demander des traductions compréhensibles et des responsables bien formés. Nous pouvons intercéder pour qu’ils expliquent la foi dans les langues locales, avec fidélité à la Bible et respect pour leurs auditeurs. Connaître l’histoire nous apprend aussi à rechercher la vérité avec humilité.

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