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Peuple non atteint
Ce peuple rassemble les Juifs d’origine syrienne, héritiers des anciennes communautés d’Alep et de Damas, aujourd’hui dispersés sur plusieurs continents. Chez eux, beaucoup portent encore le nom de famille, l’accent et la mémoire de villes que leurs grands-parents ont quittées, et ils se reconnaissent aux noms que la tradition leur a donnés : les Halabis, d’Alep, et les Shamis, de Damas.
Ils forment des communautés très unies, avec leurs propres synagogues, leurs écoles, leurs traditions musicales et une forte conscience d’appartenir à une même grande famille. Beaucoup vivent dans de grands centres urbains des Amériques, d’autres en Israël, en Europe et au Canada. Ils gardent des échos de la langue arabe de leurs parents dans les chants, les expressions et les recettes, tout en parlant la langue du pays où ils vivent.
Pour eux, être juif est à la fois une foi, un peuple et un héritage familial. L’identité se transmet de génération en génération par le foyer, par le mariage au sein de la communauté et par la vie autour de la synagogue.
Les racines juives en Syrie sont anciennes. Dans des villes comme Alep et Damas, des communautés juives ont vécu pendant de nombreux siècles aux côtés de voisins d'autres confessions. Avec l'expulsion des Juifs d'Espagne, en 1492, des familles séfarades sont arrivées dans la région et se sont unies aux Juifs locaux, formant une tradition propre, avec sa liturgie, ses chants et ses rabbins.
Au début du XXe siècle, les difficultés économiques et l'instabilité politique ont poussé de nombreuses familles à émigrer. Certaines sont parties pour New York, d'autres pour le Mexique, l'Argentine, le Brésil et le Panama, où elles ont reconstruit la vie communautaire. Avec le temps, les anciennes communautés de Syrie se sont pratiquement vidées, et la mémoire de la terre d'origine a fini par vivre surtout dans la diaspora.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
États-Unis Non atteint
|
32,4%
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79.000 |
Mexique Non atteint
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16,4%
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40.000 |
Argentine Non atteint
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14,3%
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35.000 |
Israël Non atteint
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12,3%
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30.000 |
Brésil Non atteint
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10,2%
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25.000 |
Panama Non atteint
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4,9%
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12.000 |
France Non atteint
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3,3%
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8.000 |
Canada Non atteint
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2%
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5.000 |
Colombie Non atteint
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2%
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5.000 |
Royaume-Uni Non atteint
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2%
|
5.000 |
La vie tourne autour de la famille, de la synagogue et de la communauté. Beaucoup travaillent dans le commerce, notamment dans des secteurs comme le textile, l’importation et les entreprises familiales transmises de père en fils. L’entraide est valorisée : la communauté prend soin de ses étudiants, de ses aînés et de ceux qui traversent des difficultés. Les mariages sont généralement célébrés au sein du groupe, et les familles entretiennent des liens étroits entre différents pays.
La table et la musique expriment l’identité. Des plats d’origine syrienne, comme les farcis et les douceurs de fête, apparaissent le jour du shabbat et lors des célébrations. Les pizmonim, chants liturgiques et festifs en grande partie en hébreu, rythment les mariages, les fêtes et les rencontres, et sont enseignés aux enfants comme un trésor hérité d’Alep.
La foi est le judaïsme, vécu en général de manière traditionnelle. Le shabbat, les fêtes du calendrier juif, la prière à la synagogue et les lois alimentaires façonnent le quotidien de nombreuses familles. La Torah est reçue comme la Parole de Dieu donnée au peuple d’Israël, et l’espérance d’un Messie encore à venir fait partie de la prière quotidienne.
Chez eux, foi et identité vont de pair : être juif, c’est appartenir à une famille et à une histoire, et pas seulement adhérer à une croyance. C’est pourquoi celui qui se met à croire en Jésus comme Messie est souvent perçu comme quelqu’un qui s’est éloigné de la communauté, et cette décision peut coûter très cher en liens familiaux et sociaux. La communauté syrienne est connue pour veiller fermement à la préservation de sa tradition.
Les Écritures hébraïques sont au centre de la vie religieuse et sont lues en hébreu à la synagogue, si bien que le texte biblique est familier à beaucoup, même s’il est lu surtout dans la tradition rabbinique. Le Nouveau Testament est souvent vu comme le livre d’une autre religion et il est rarement ouvert avec curiosité. Le défi est moins le manque de texte que la distance culturelle : présenter Jésus comme le Messie juif promis dans les propres Écritures du peuple.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
La principale barrière est l’identification entre la foi et le peuple. Pour beaucoup, le christianisme porte le souvenir de siècles d’accusations et de souffrances, et la conversion est perçue comme un abandon de la famille et de l’histoire. La communauté est fermée et soudée, avec une forte pression pour préserver la tradition et se marier au sein du groupe. S’y ajoute la pleine confiance en leur propre héritage religieux, et peu d’entre eux ont un contact proche et sincère avec des chrétiens qui les traitent avec respect et amitié.
Comme pour tout peuple, il y a des besoins d’amitié vraie, de consolation dans les deuils et de sens pour la vie. Beaucoup portent la mémoire d’exils et de migrations, et la recherche de sécurité et d’appartenance est forte. Ce qui manque surtout, c’est la présence de chrétiens qui les connaissent, honorent leur héritage et présentent Jésus comme l’accomplissement des promesses faites à Israël.
Celui qui s’approche de Jésus a besoin d’une communauté, d’un accompagnement qui respecte ses racines juives et d’un soutien face à un possible rejet de la part de la famille.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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